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Décédé d'une chute de 2,9 m: travaux mal planifiés et exécutés, conclut la CNESST

durée 15h39
22 avril 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

La CNESST conclut que la planification et l'exécution des activités dans un chantier de construction agricole ont été déficientes et ont contribué à causer la mort d'un travailleur, décédé après une chute de seulement 2,9 mètres.

Le travailleur était un employé de l'entreprise agricole Lait Porc M.C. à Saint-Elzéar, dans Chaudière-Appalaches. Il est décédé après être tombé d'une plateforme élévatrice motorisée, alors qu'il aidait un travailleur de la construction à fixer un madrier sur une toiture.

Dans son rapport, la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) souligne que ni le travailleur qui opérait la plateforme ni la victime ne portaient d'équipement de protection contre les chutes, comme un harnais muni d'un lien de retenue, ni même de casque de sécurité.

De plus, la plateforme élévatrice avait été munie d'un plancher latéral externe, à côté de la partie principale, mais n'était pas ceinturée de garde-corps. C'est d'ailleurs en reculant et en dépassant l'extrémité de ce plancher externe que la victime a fait une chute.

Il y avait bel et bien des garde-corps pivotants sur le plancher latéral externe à la plateforme principale, mais ceux-ci n'avaient pas été déployés, au moment de l'accident.

De même, les inspecteurs notent que l'entreprise responsable des travaux, Construction Gaétan Giroux, n'a pas limité l'accès au chantier aux seules personnes autorisées à faire les travaux, qui consistaient à construire une nouvelle étable laitière robotisée. C'est ce qui a fait qu'un employé de l'entreprise agricole a pu participer aux travaux sans que personne ne le lui interdise, notent-ils.

La CNESST conclut donc que «la planification, la communication, l'exécution et le contrôle des travaux sur le chantier sont déficients en matière de santé et sécurité».

La Commission a également émis une ordonnance à l'endroit du fabricant de ces plateformes élévatrices. Il devra modifier son manuel d'opération et d'entretien de façon à respecter les dispositions et normes voulant qu'une plateforme latérale de travail, de même que la plateforme principale, soient munies de garde-corps. Le fabricant devra également modifier tous ses documents de promotion et ses publications de façon à respecter ces dispositions.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne