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La Cour suprême refuse d'entendre la cause sur la remise en liberté de Normand Dubé

durée 11h39
14 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

Normand Dubé, surnommé «le pilote des stars» parce qu’il transportait régulièrement des personnalités à bord de son avion, devra purger sa peine de 16 ans de pénitencier.

La Cour suprême a rejeté, jeudi, sa demande d’en appeler des peines consécutives qui lui ont été imposées pour incendie criminel, menaces contre des fonctionnaires et d’avoir causé une panne d’électricité majeure en s’en prenant à des installations d’Hydro-Québec.

La panne en question, survenue en décembre 2014, avait été causée sur des lignes à haute tension avec l’usage d’un avion lui appartenant et une méthode qu’une ordonnance du tribunal interdit de divulguer. Plus de 180 000 foyers avaient ainsi été privés d’électricité en plein hiver, certains jusqu’à deux jours, dans les régions de Montréal, de la Montérégie, des Laurentides, du Centre-du-Québec et de l’Outaouais. Le sabotage avait coûté 28,6 millions $ à Hydro-Québec qui avait aussi rapporté des répercussions en Ontario et aux États-Unis.

Peines consécutives

En 2018, il avait été condamné à 7 ans de prison après avoir été reconnu coupable de trois chefs de méfaits contre la société d’État dans ce dossier.

Deux ans plus tard, en 2019, il était condamné à 9 ans de pénitencier pour avoir harcelé trois fonctionnaires et avoir fait incendier leurs résidences. Initialement, la Cour avait décidé que ces deux peines devaient être purgées de façon concurrentes, c’est-à-dire en même temps, mais la Cour d’appel avait plutôt donné raison aux procureurs de la Couronne dans ce dossier en 2021 et imposé des peines consécutives, pour un total de 16 ans, soulignant qu’il s’agissait de crimes distincts.

Normand Dubé a toujours contesté les faits, les verdicts et les peines qui lui ont été imposées. En décembre dernier, il avait tenté, sans succès, d’obtenir une libération de la Commission des libérations conditionnelles du Canada. Le 26 avril dernier, la Cour d’appel lui a également refusé une remise en liberté.

Sa peine viendra à échéance en 2036, mais il sera admissible à une libération d’office en 2031.

Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne