Le Canada fait face à des choix difficiles en matière de défense

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Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — Des experts affirment que l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, amorcée il y a près de quatre ans, devrait pousser le Canada à dépenser davantage — et plus rapidement — pour défendre son territoire.
Mardi marquera le quatrième anniversaire de la tentative russe de prendre Kiev après son annexion de la Crimée en 2014, des actions qui ont sapé les règles mondiales en matière de souveraineté territoriale.
Wendy Gilmour, ancienne responsable du ministère de la Défense qui a également occupé un poste de haut rang au sein de l'OTAN, estime que les efforts des alliés pour fournir une aide militaire à l'Ukraine n'ont pas été suffisamment rapides pour vaincre la Russie.
Elle ajoute que l'attitude plus erratique des États-Unis et les exigences accrues envers l'OTAN signifient que le Canada doit donner la priorité à la défense de l'Arctique, car Washington agira s'il estime que des adversaires sont présents dans le nord du Canada.
La politique étrangère arctique publiée par le Canada en 2024 souligne que la Russie a sapé les règles mondiales et renforce sa présence dans l'Arctique, aux côtés de la Chine.
Anton Sestritsyn, ancien membre du personnel du Parlement qui a organisé le soutien de la société civile à l'Ukraine, affirme que les entreprises canadiennes passent à côté d'une occasion en ne s'associant pas avec des entreprises ukrainiennes pour construire certains des drones les plus efficaces au monde ici même, chez nous.
Dylan Robertson, La Presse Canadienne