Les travailleuses du sexe de Montréal se mobilisent pour leurs droits du travail

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTREAL — Un groupe de travailleuses et travailleurs du sexe de Montréal prévoit d'organiser une manifestation samedi, pendant le week-end du Grand Prix, pour réclamer de meilleures conditions de travail.
Le Comité autonome du travail du sexe a indiqué que les travailleuses souhaitent la fin des frais de présence que les danseuses sont obligées de payer pour travailler dans les clubs, ainsi que la dépénalisation totale du travail du sexe et l'accès à de meilleures protections du travail.
La manifestation a lieu pendant le week-end du Grand Prix de Formule 1 de Montréal, qui attire des centaines de milliers de touristes dans la ville.
Une membre du groupe organisateur a déclaré à La Presse Canadienne la semaine dernière que les danseuses de clubs d'effeuillage sont généralement considérées comme des travailleuses autonomes, ce qui signifie qu'elles ne sont pas couvertes par la réglementation québécoise en matière de sécurité au travail.
Elle a ajouté qu’elles versaient parfois aux gérants de clubs des frais de bar supérieurs à leurs revenus, et que certains clubs facturaient davantage aux danseuses pour se produire pendant le week-end du Grand Prix.
Le comité a appelé les travailleuses des clubs d'effeuillage et des salons de massage, ainsi que les autres travailleuses du sexe, à faire grève pendant cette journée.
La Presse Canadienne