Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Une lettre d'opinion sur la réforme du mode de scrutin

Si près du but, le gouvernement doit terminer le travail

durée 13h13
4 avril 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

Depuis plus d’une quarantaine d’années, l’idée d’une réforme du mode de scrutin refait périodiquement surface au Québec.

Après toutes ces discussions et ces travaux, le constat est implacable : notre mode de scrutin est archaïque, abandonné partout dans le monde et produit d’importantes distorsions entre le vote de l’électorat québécois et la représentation politique à l’Assemblée nationale.

Avec le dépôt du projet de loi no 39 par le gouvernement Legault à l’automne 2019 proposant un mode de scrutin mixte, jamais nous n’avons été si près d’un nouveau mode de scrutin représentant plus fidèlement le vote des Québécoises et Québécois. Loin d’être parfait, le mode de scrutin proposé peut encore être amélioré. Encore faut-il que les parlementaires puissent en discuter.

Un attentisme injustifié

Depuis l’adoption du principe du projet de loi en octobre 2020, le processus législatif est malheureusement au point mort. Or, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) souligne que le temps commence dangereusement à manquer. De fait, le projet de loi doit obligatoirement être adopté ce printemps si l’on entend encore le soumettre au référendum, comme souhaité par le gouvernement Legault, en même temps que les prochaines élections générales prévues en octobre 2022.

Si près du but, rien ne justifie l’attentisme du gouvernement Legault. L’actuelle pandémie qui afflige toujours le Québec n’a pourtant pas empêché le gouvernement de proposer et de faire avancer des réformes aussi complexes et importantes que celle que nous souhaitons pour le mode de scrutin. Le premier ministre doit faire preuve de courage et respecter sa promesse malgré les craintes de son caucus parmi lequel bien des députées et députés ont simplement peur de perdre leur siège.

Le temps presse

Pour nos organisations, qui militent depuis des années en vue d’un meilleur mode de scrutin pour le Québec, il va sans dire que le temps presse. Le gouvernement Legault, qui clame haut et fort vouloir respecter toutes ses promesses électorales, doit se conformer à son engagement de réformer le mode de scrutin au Québec.

Le premier passage obligé est de commencer sans plus tarder l’étude détaillée du projet de loi no 39. Le DGEQ est formel : il ne nous reste que quelques mois pour adopter le projet si l’on souhaite qu’il soit soumis par référendum à la population québécoise en 2022.

Ce changement de mode de scrutin ferait du Québec un pionnier et un précurseur à ce sujet au Canada. Il serait extrêmement dommage de passer à côté de cette fenêtre historique, fenêtre qui pourrait se refermer pour des années en alimentant encore un peu plus le cynisme de la population envers les personnes élues.

Signataires

Adi Jakupović, secrétaire du Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

Alain Marois, vice-président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) Christian Daigle, président du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ)

Denis Bolduc, secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

Jacques Létourneau, président de la Centrale des syndicats nationaux (CSN)

Laure Letarte-Lavoie, 4e vice-présidente de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)

Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD)

Shirley Dorismond, vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)

Sonia Éthier, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 12h00

L'OTAN affirme que le Canada respecte la cible de dépenses en défense de 2 %

Le Canada a enfin respecté un engagement clé de l'OTAN en consacrant environ 2 % de son PIB à la défense au cours du dernier exercice financier, soit 63,4 milliards $, selon l'alliance militaire. Le rapport annuel 2025 du secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, confirme que le Canada a atteint ce niveau de dépenses pour la première fois depuis ...

Publié hier à 11h00

L'ex-ministre caquiste Éric Caire quitte la vie politique

L’ex-ministre caquiste et député de La Peltrie, Éric Caire, annonce qu’il ne sollicitera pas d’autre mandat après 19 ans de vie politique. «Il est difficile d’arriver en politique. Il est tout aussi difficile d’y durer. Le plus difficile demeure toutefois d’en sortir. À la fin de ce mandat, j’aurais cumulé vingt-sept ans de militantisme actif au ...

Publié hier à 9h00

Alerte: Michael Rousseau présente ses excuses pour son manque de maîtrise du français

Le président et chef de la direction d'Air Canada, Michael Rousseau, présente ses excuses pour son manque de maîtrise du français, dans la foulée de la controverse sur un message de condoléances présenté uniquement en anglais. Le gouvernement du Québec a réclamé la démission de M. Rousseau, qui avait enregistré une vidéo en anglais seulement pour ...