Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

L’organisme demande d'augmenter l'ensemble des budgets

Élections fédérales : l’aide au secteur agricole doit être bonifiée, estime l’UPA

Élections fédérales : l’aide au secteur agricole doit être bonifiée, estime l’UPA
Photo: Archives
durée

L'Union des producteurs agricoles (UPA) demande au prochain gouvernement qui sera élu le 20 septembre à Ottawa d'augmenter l'ensemble des budgets consacrés au secteur agricole, incluant les programmes de gestion des risques de l'entreprise (GRE).

« Améliorer l'autonomie alimentaire du pays commande une agriculture robuste, pérenne et compétitive, capable de satisfaire aux attentes croissantes des consommateurs et de saisir les opportunités sur les marchés d'ici et d'ailleurs. Les agriculteurs et les agricultrices doivent pouvoir compter sur un appui à la hauteur de ce grand défi, comparable à leurs principaux compétiteurs internationaux », affirme le président général de l'UPA, Marcel Groleau.

L’UPA souligne que parmi les pays de l'Organisation de coopération et de développement économique, le Canada est celui qui a le plus diminué son soutien à l'agriculture, surtout depuis les coupes importantes de 2013 (440 M$ par année en moins).

À l'heure actuelle, les transferts budgétaires reçus par les producteurs américains, en pourcentage de la valeur totale de la production agricole, sont plus de deux fois supérieurs (8 %) à ceux reçus par les producteurs canadiens (4 %). Les entreprises agricoles sont donc nettement désavantagées sur le plan international.

Pour obtenir un soutien équivalent aux producteurs américains selon l’UPA, un investissement additionnel de 2,6 G$ par année est requis.

Agri-stabilité

L’organisme assiste aussi à une diminution marquée du taux de participation des producteurs au programme Agri-stabilité. Ces derniers doivent actuellement afficher des pertes de plus de 30 % avant d'être admissibles.

Cette condition fait en sorte que le programme n'intervient pas lorsque la situation le requiert.

Finalement, les fermes canadiennes sont de plus en plus confrontées à de nouveaux types de risques qui peuvent affecter considérablement leur situation financière (biosécurité des élevages, conflits commerciaux, aléas climatiques, crise sanitaire, etc.).

Les programmes de GRE actuels captent difficilement ces nouveaux enjeux et requièrent une bonification significative. C'est pourquoi l'UPA demande au futur gouvernement canadien :

• d'augmenter les budgets consacrés au secteur agricole;

• de maintenir l'ensemble des programmes de GRE actuels et de les bonifier dès cette année pour qu'ils soient mieux adaptés aux risques émergents;

• de réduire les coûts d'adhésion aux programmes durant les cinq premières années pour la relève.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Le projet de loi 23 sur les hospitalisations forcées est adopté
Publié hier à 18h00

Le projet de loi 23 sur les hospitalisations forcées est adopté

Contre toute attente, les élus de l'Assemblée nationale ont réussi à adopter, vendredi, l'imposant projet de loi 23 qui assouplit les critères pour hospitaliser de force une personne en crise. «Je ne vous cacherai pas que le chemin n'a pas été facile. Les derniers jours, et même les dernières heures, ont été particulièrement intenses», ...

Rapport de la Commissaire: Québec dépense trop en santé et les services diminuent
Publié le 12 juin 2026

Rapport de la Commissaire: Québec dépense trop en santé et les services diminuent

Le gouvernement dépense trop en santé en fonction de son PIB et la quantité des services de santé diminue. C'est ce qui est écrit noir sur blanc dans le rapport de la Commissaire à la santé et au bien-être, publié jeudi. Durant la période analysée, de 2015 à 2023, « la croissance moyenne des dépenses publiques de santé et de services ...

Québec revoit à la baisse sa cible de ventes de véhicules électriques pour 2035
Publié le 12 juin 2026

Québec revoit à la baisse sa cible de ventes de véhicules électriques pour 2035

Le gouvernement du Québec assouplit ses objectifs concernant les ventes de véhicules électriques: il souhaite désormais atteindre une cible de 80 % en 2035, plutôt que 100 % tel que prévu. L'automne dernier, le gouvernement caquiste avait déjà reculé sur sa volonté d'interdire la vente de véhicules à essence à partir de 2035. Bernard ...