Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Pouvoirs en immigration

La CAQ refuse d'interpréter les propos de Justin Trudeau comme un refus

La CAQ refuse d'interpréter les propos de Justin Trudeau comme un refus
Photo: La Presse Canadienne
durée

La Coalition avenir Québec refuse de voir les déclarations du premier ministre Justin Trudeau comme une fin de non-recevoir à la demande du gouvernement Legault d’obtenir de nouveaux pouvoirs en immigration.

La demi-douzaine de députés caquistes rencontrés à l’ouverture du caucus post-électoral de la formation victorieuse, jeudi à Brossard, se sont tous montrés étonnamment optimistes quant à la possibilité d’aller chercher de tels pouvoirs à Ottawa.

Pourtant, la veille, le premier ministre Trudeau avait clairement affirmé que le Québec possède, selon lui, «tous les outils» nécessaires pour accueillir davantage d’immigrants francophones. Son lieutenant québécois, Pablo Rodriguez, avait affirmé la même chose, en utilisant les mêmes termes, la journée précédente.

François Legault lui-même n’a pas daigné répondre aux questions des journalistes à son arrivée au caucus, mais sa députée Sonia LeBel, entre autres, a dit avoir perçu dans les propos de Justin Trudeau «une compréhension que c’était nécessaire que le Québec ait tous les outils nécessaires pour assurer la pérennité du français», ajoutant par la suite qu’elle n’acceptait pas de considérer cette réponse comme un non.

Les députés élus ont tous senti le besoin de se dire ouverts à la reconnaissance de Québec solidaire et du Parti québécois comme groupes parlementaires, même si ni l’un ni l’autre n’a obtenu les 12 sièges ou les 20 % des votes exprimés qui sont requis pour obtenir un tel statut. Certains n’ont pas manqué de reprocher à la cheffe libérale Dominique Anglade, qui n’a pas montré une telle ouverture, de semer la division contrairement au discours rassembleur qu’elle professait.

Legault: accueil triomphal

François Legault, qui a reçu un accueil triomphal des 89 autres députés caquistes fraîchement élus, a soutenu avoir devant lui «une des meilleures équipes de l’histoire du Québec».

Se faisant sarcastique, il a déclaré qu’ils étaient «juste 90», se disant tout de même peiné pour les 35 autres candidats qui n’avaient pas remporté leur élection. 

Avant de demander aux journalistes de quitter, il a rappelé à tout ce beau monde que leur gouvernement a beau avoir un mandat clair, cela implique de grandes responsabilités et qu’ils avaient beaucoup de travail devant eux en matière d’éducation, d’économie, d’environnement, de santé et de protection du français.

Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Le projet de loi 23 sur les hospitalisations forcées est adopté
Publié à 18h00

Le projet de loi 23 sur les hospitalisations forcées est adopté

Contre toute attente, les élus de l'Assemblée nationale ont réussi à adopter, vendredi, l'imposant projet de loi 23 qui assouplit les critères pour hospitaliser de force une personne en crise. «Je ne vous cacherai pas que le chemin n'a pas été facile. Les derniers jours, et même les dernières heures, ont été particulièrement intenses», ...

Rapport de la Commissaire: Québec dépense trop en santé et les services diminuent
Publié hier à 18h00

Rapport de la Commissaire: Québec dépense trop en santé et les services diminuent

Le gouvernement dépense trop en santé en fonction de son PIB et la quantité des services de santé diminue. C'est ce qui est écrit noir sur blanc dans le rapport de la Commissaire à la santé et au bien-être, publié jeudi. Durant la période analysée, de 2015 à 2023, « la croissance moyenne des dépenses publiques de santé et de services ...

Québec revoit à la baisse sa cible de ventes de véhicules électriques pour 2035
Publié hier à 15h00

Québec revoit à la baisse sa cible de ventes de véhicules électriques pour 2035

Le gouvernement du Québec assouplit ses objectifs concernant les ventes de véhicules électriques: il souhaite désormais atteindre une cible de 80 % en 2035, plutôt que 100 % tel que prévu. L'automne dernier, le gouvernement caquiste avait déjà reculé sur sa volonté d'interdire la vente de véhicules à essence à partir de 2035. Bernard ...