Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Privé, public sélectif et public régulier

Le ministre de l'Éducation, Bernard Drainville, va maintenir l'école à trois vitesses

durée 15h00
30 novembre 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Le nouveau ministre de l'Éducation, Bernard Drainville, accepte l'école à trois vitesses. Il continuera de financer le privé, le public sélectif et le public régulier.

Le mouvement École ensemble dénonce depuis des années l'écrémage des élèves fait par le privé et certaines écoles publiques au détriment du public régulier.

En mêlée de presse à l'Assemblée nationale mardi, M. Drainville a indiqué n'avoir aucune intention de changer le modèle actuel que plusieurs décrient pourtant comme étant inéquitable.

Le Conseil supérieur de l'éducation avait même déclaré dans un rapport en 2016 que l'école québécoise était la plus inégalitaire du Canada.

Interrogé à savoir s'il reconnaissait que le Québec avait un système «à trois vitesses», M. Drainville a répondu qu'il n'avait pas été nommé ministre pour «affaiblir qui que ce soit».

«Donc, il n'est pas question de diminuer le financement aux écoles privées», a-t-il tranché, alors qu'à l'extérieur, c'est précisément ce que la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) lui demandait de faire. 

En ce jour de rentrée parlementaire, des enseignants syndiqués de la FAE s'étaient déplacés à Québec dans le but de manifester pour une vision «juste, égalitaire, accessible et inclusive» de l'école publique.

M. Drainville a déclaré en mêlée de presse vouloir augmenter l'offre de programmes particuliers, comme le sport-études, par exemple. Ces programmes particuliers coûtent souvent des milliers de dollars aux parents. 

«Des projets particuliers dans les écoles publiques, c'est très bon. Ça favorise la motivation scolaire, la réussite scolaire, donc je souhaite, moi, davantage de projets particuliers dans les écoles publiques», a affirmé le ministre.

Il reconnaît toutefois que les «écoles publiques du régulier ont besoin d'appui» et se donne comme mission d'en faire plus pour elles.

«Les enseignants de ces écoles-là ont besoin d'aide. Donc, mon travail, c'est d'essayer de trouver des solutions pour les aider malgré la pénurie de main-d'oeuvre», a-t-il dit. 

Selon une récente étude de l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS), près d'un élève sur deux déserte les classes du secondaire régulier public.

Ils sont 44 % à délaisser les classes ordinaires, qui se retrouvent alors avec une concentration d'élèves en difficulté ou plus vulnérables.

Ce sont justement les plus vulnérables qui bénéficieraient le plus des programmes particuliers ou de l'émulation des élèves plus performants au sein de la classe, selon l'auteure de l'étude, Anne Plourde.

Caroline Plante, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 6 mars 2026

Alerte: le budget 2026-2027 du Québec sera déposé le 18 mars

Le ministre des Finances, Eric Girard, déposera le budget 2026-2027 du Québec le 18 mars prochain. Plus de détails à venir.

Publié le 4 mars 2026

L'UMQ demande à Québec de faire de l'itinérance une priorité nationale

Alors qu'on attend le dépôt du budget Girard, l'Union des municipalités demande à Québec de faire de l'itinérance une priorité nationale, avec des fonds suffisants à l'appui. Dans un communiqué diffusé mercredi, l'UMQ affirme que la situation des personnes itinérantes «continue de se détériorer partout au Québec». Elle demande donc de faire de ...

Publié le 2 mars 2026

L'AFPC dépose une plainte au gouvernement fédéral concernant les retraites

L'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) a déposé un grief de principe et demande au gouvernement fédéral de suspendre son programme de retraite anticipée pour les fonctionnaires. Le syndicat estime que le lancement du programme a été «bâclé» et demande sa suspension, arguant qu'il contourne les obligations prévues dans les conventions ...