Politique provinciale
Eric Girard ne prévoit pas d'aide directe dans sa mise à jour économique de mardi
Malgré la situation économique difficile, les Québécois ne doivent pas s'attendre à recevoir un autre chèque.
La mise à jour économique et financière de mardi ne contiendra aucune aide directe, a confirmé le cabinet du ministre des Finances, Eric Girard.
En prenant connaissance la semaine dernière d'un sondage qui lui était défavorable, le premier ministre François Legault avait laissé planer la possibilité d'une aide supplémentaire.
«Les Québécois actuellement souffrent beaucoup de l'augmentation des prix. Je vais essayer de voir comment je peux mieux les aider», avait-il déclaré.
Le ministre Girard devrait annoncer l'indexation des crédits d'impôt et autres mesures fiscales, en plus de la bonification des sommes pour le logement et les banques alimentaires.
Il devrait également confirmer les 265 millions $ promis par sa collègue Geneviève Guilbault aux sociétés de transport qui sont déficitaires.
«La mise à jour économique sera plus conventionnelle, plus traditionnelle avec des gestes extrêmement ciblés», avait affirmé le ministre Girard au caucus de la rentrée de la Coalition avenir Québec (CAQ) en septembre.
Rappelons que le gouvernement Legault a déjà distribué à la population des chèques de 500 $ au printemps 2022, puis de 400 $ à 600 $ à l'automne de la même année.
Près de cinq millions de Québécois ont bénéficié cette année d'une baisse d'impôt.
Attentes élevées de l'opposition
Lundi, le Parti libéral du Québec (PLQ) a fait part de ses attentes en vue de la mise à jour économique.
Dans un communiqué, le porte-parole du PLQ en finances, Monsef Derraji, a réclamé une aide «tangible» pour faire face à «l'explosion du coût de la vie, à la pénurie de main-d'œuvre et à la crise du logement».
Il a entre autres proposé d'éliminer la taxe de bienvenue sur l'achat d'une première propriété en compensant pleinement les municipalités.
Jamais les Québécois n'ont payé aussi cher pour leurs besoins de base, a également souligné, dimanche, le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon.
Il a invité le gouvernement à «prendre compte de la réalité, c'est-à-dire qu'un nombre grandissant de personnes n'arrivent pas à payer leur épicerie, à économiser pour une maison et à joindre les deux bouts».
Le PQ réclame notamment des bons d'épicerie, ainsi que 18 millions $ pour les banques alimentaires. Le porte-parole de Québec solidaire (QS) en finances, Haroun Bouazzi, a abondé dans le même sens.
Le gouvernement Legault doit poser des gestes concrets «pour soulager les ménages québécois frappés par la crise du coût de la vie», selon lui.
Québec devrait notamment planifier la construction de 10 000 logements en deux ans, annuler 20 % des dettes étudiantes et octroyer des bourses plus généreuses, a-t-il affirmé.
Caroline Plante, La Presse Canadienne
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