Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Loi 21

La FAE se tourne vers la Cour suprême pour contester la Loi sur la laïcité de l’État

durée 15h00
29 avril 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Après la Commission scolaire English-Montréal, c'est au tour de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) d'annoncer qu'elle a déposé une requête à la Cour suprême du Canada pour contester la Loi sur la laïcité de l’État.

Dans un communiqué publié lundi, la FAE a indiqué qu'elle en a particulièrement contre le recours à la disposition de dérogation, qui a permis au gouvernement du Québec d'adopter la loi sans qu'elle ne puisse être contestée en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés.

En février, le ministre responsable de la Laïcité, Jean-François Roberge, a d'ailleurs déposé un projet de loi visant à renouveler pendant une autre période de cinq ans la disposition dérogatoire qui avait été insérée dans la loi en 2019 pour la soustraire aux attaques fondées sur la Charte des droits et libertés, notamment celles prétendant qu'elle est discriminatoire.

Selon la FAE, il faut se méfier de la «facilité avec laquelle les parlements suspendent nos droits fondamentaux en utilisant excessivement les clauses dérogatoires».

Elle croit que pour qu'un recours à la disposition de dérogation soit valide, le parlement qui y a recours devrait devoir démontrer que l’objectif est «réel et urgent», et qu’une ou un citoyen en fasse la demande.

Le regroupement de syndicats d'enseignants souhaite donc que la Cour suprême, le plus haut tribunal du pays, se penche sur le verdict rendu cet hiver par la Cour d'appel, qui a validé la loi 21, affirmant que la loi ne viole pas les droits linguistiques des commissions scolaires anglophones.

La Cour d’appel avait également affirmé que Québec avait le droit d’utiliser la disposition de dérogation de manière préventive comme il l’a fait dans le cas de la loi 21.

La loi 21 interdit aux employés de l'État en position d'autorité — y compris les enseignants — de porter des signes religieux comme le voile musulman, la kippa juive, le turban sikh et les croix chrétiennes.

Le gouvernement fédéral a déjà indiqué qu’il participerait à une éventuelle contestation judiciaire de la loi 21 devant la Cour suprême, tandis qu'à Québec, on a toujours promis de défendre «jusqu'au bout» la laïcité de l'État.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 3 avril 2026

Les Ukrainiens font face à un statut et à un avenir incertains au Canada

Après le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022, près de 300 000 Ukrainiens ont été accueillis dans des communautés partout au Canada dans le cadre d'un programme de visas d'urgence qui permettait aux personnes fuyant la guerre de travailler et d'étudier temporairement dans le pays. Beaucoup de ceux qui ont choisi ...

Publié le 2 avril 2026

Cotisations syndicales facultatives: le projet de loi adopté

Le projet de loi sur la gouvernance syndicale, qui établit le concept de cotisations facultatives, a été adopté, jeudi, par 70 voix en faveur et 34 contre. Ce projet de loi établit le principe de cotisations syndicales facultatives, en plus des cotisations principales. Celles-ci doivent servir à des activités qui vont au-delà de la stricte ...

Publié le 2 avril 2026

Projet de loi sur la laïcité: Québec met un terme aux prières de rue

Fini les prières de rue au Québec: le super-ministre caquiste de l’identité, Jean-François Roberge, vient de faire adopter son projet de loi pour renforcer la laïcité. La pièce législative a reçu l’appui du Parti québécois (PQ). Les libéraux et les solidaires s’y sont opposés. Le ministre Roberge a déjà dit que les prières de rue pouvaient ...