Négociations avec les médecins spécialistes
Legault avoue que la démission de Dubé est un «autre coup difficile à encaisser»
Le premier ministre François Legault reconnaît que la démission de son ministre de la Santé, Christian Dubé, est un «autre coup difficile à encaisser», mais il défend son intervention dans les négociations avec les médecins, plaidant que le temps était venu de conclure une entente.
M. Dubé a démissionné de manière fracassante jeudi, claquant du même souffle la porte du caucus de la Coalition avenir Québec, notamment en raison de la tournure qu'ont pris les négociations avec les médecins omnipraticiens.
M. Dubé a déploré que l'entente de principe conclue avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) «maintienne sensiblement le statu quo sur les enjeux de gouvernance» que sa loi 2 cherchait à réformer.
Vendredi matin, M. Legault s'est tourné vers les réseaux sociaux pour réagir au départ de M. Dubé de son gouvernement. «Je respecte sa décision et j’ai accepté sa démission», a-t-il écrit.
Le premier ministre a toutefois défendu bec et ongles sa décision d'avoir personnellement «repris le contrôle» des négociations avec les médecins.
«Comme premier ministre, j’ai jugé que nous avions été assez loin et qu’il était temps de nous entendre avec les médecins pour éviter de détériorer le réseau de la santé», a-t-il soutenu.
L'entente de principe conclue avec la FMOQ, qui doit toujours être entérinée par les médecins omnipraticiens, abandonnait des pans entiers de la controversée loi 2 de Christian Dubé.
Or, selon M. Legault, dans le contexte des négociations tendues avec les médecins, le gouvernement devait se concentrer sur les «changements importants qui devaient être faits pour améliorer les services aux citoyens».
Ne cachant pas que le départ de M. Dubé, un poids lourd de son gouvernement, est un «autre coup difficile à encaisser», M. Legault a affirmé que de telles situations viennent avec le rôle de premier ministre.
«Quand on est premier ministre, l’intérêt du Québec et des Québécois doit passer avant tout», a-t-il tranché.
M. Dubé a indiqué qu'il demeurera député indépendant de La Prairie. Il avait déjà annoncé qu'il ne se représenterait pas au prochain scrutin, en 2026.
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