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Le sondage a été effectué après la démission du Premier ministre

Économie: 59 % des Québécois ne font plus confiance au gouvernement

Économie: 59 % des Québécois ne font plus confiance au gouvernement
Photo: La Presse Canadienne, 2026
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Plus de la moitié des Québécois ne font pas confiance au gouvernement Legault en matière d’économie, selon un sondage Léger dévoilé mercredi.

En fait, seuls 26 % des Québécois affirment que le gouvernement leur inspire confiance en matière d’économie, selon le coup de sonde réalisé pour le compte de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Ils sont 59 % à ne pas avoir confiance, tandis que 15 % ont préféré ne pas répondre.

«Quand les décisions économiques du gouvernement du Québec n'inspirent plus la confiance de 59 % de la population, on ne parle pas d’un petit nid de poule sur le chemin, c'est un vrai cul-de-sac», a réagi le vice-président pour le Québec de la FCEI, François Vincent, en entrevue.

Le taux de confiance en économie est relativement bas, peu importe le profil démographique. Le gouvernement se trouve au plus bas chez les femmes (21 %), les 18-34 ans (22 %), les résidents de la région de Québec (21 %) et le détenteur d’un diplôme collégial (22 %).

L’opinion est un peu moins défavorable chez les hommes, dans leur ensemble, à 32 %.

Parmi les répondants, 36 % estiment que le gouvernement a une vision qui soutient les PME. Ils sont 33 % à penser le contraire. Une proportion similaire, soit 31 %, a préféré ne pas répondre. «C’est démonstratif que la vision reliée à la PME n’est pas centrale», juge M. Vincent.

En réaction aux résultats du sondage, le ministre délégué à l'Économie et aux Petites et Moyennes Entreprises, Samuel Poulin, répond qu’il comprend que la confiance des Québécois est ébranlée dans un contexte géopolitique et économique incertain.

En entrevue, M. Poulin énumère une série de mesures qu’il a mis de l’avant pour simplifier la vie des PME depuis son entrée au conseil des ministres il y a 4 mois.

Il cite en exemple le projet de loi 11 qui propose d’introduire le principe du «2 pour 1», soit éliminer deux formalités administratives pour chaque nouvelle qui est introduite.

«J’ai bien l'intention de continuer à alléger la vie des PME au Québec pour tenter de retrouver cette confiance-là, même si je sais que du contexte international, ça va demeurer difficile.»

Il défend également le bilan de son gouvernement avant son entrée en poste. Il donne en exemple les programmes d’Investissement Québec pour aider les PME à accroître leur productivité. Il évoque également l’aide aux entreprises durant la pandémie. «(Ces) prêts qui ont permis aux PME, justement, d'être encore ouvertes aujourd'hui.»

Le ministre ferme toutefois la porte à une baisse d’impôt des PME. «On privilégie les programmes d'aide responsables et le travail d'Investissement Québec, alors c'est là-dessus qu'on se concentre , répond-il.

Pour sa part, M. Vincent juge favorablement certaines actions du gouvernement Legault. Il cite l’allègement réglementaire et les efforts pour harmoniser le commerce interprovincial.

Il pense que Québec aurait dû en faire plus pour réduire l’impôt des PME. «Le gouvernement ne doit pas choisir les gagnants, plaide M. Vincent. Il doit plutôt faire confiance aux dirigeants de PME qui connaissent leurs défis et qui savent quoi faire pour faire croître leur entreprise.»

Il pointe vers le sondage Léger, qui démontre que 73 % des Québécois seraient en faveur d’une réduction de la fiscalité des PME.

Bien que la Coalition avenir Québec (CAQ) se cherche un nouveau chef et que des élections sont prévues cet automne, M. Vincent estime que le gouvernement a encore du temps pour poser certains gestes.

«Il y a un gouvernement qui est encore là, souligne-t-il. Il y a un budget qui s’en vient, puis une session parlementaire. Il est possible d’accentuer un virage "petite entreprise" dès maintenant», a-t-il dit.

Le sondage a été effectué par Léger auprès de 1011 répondants, du 16 au 19 janvier. Il a été effectué après l’annonce de la démission du premier ministre, François Legault.

Le Conseil de recherche et d’intelligence marketing canadien précise qu’une marge d’erreur ne peut être attribuée aux sondages en ligne, car ils ne procèdent pas à un échantillonnage aléatoire de la population.

Stéphane Rolland, La Presse Canadienne

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