Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Ça va au-delà des libertés individuelles selon le gouvernement

Refuser de porter un masque pourrait avoir de graves conséquences, rappelle Québec

durée 14h33
15 juillet 2020
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

Se disant conscient qu’un mouvement anti-masques semble prendre de l’ampleur actuellement parmi des personnes qui se disent brimées dans leur liberté individuelle, le gouvernement Legault leur a rappelé aujourd’hui que cela pourrait augmenter la propagation du virus et provoquer un reconfinement.

Interrogés à ce sujet, le conseiller médical stratégique de la Direction générale de la santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux Richard Massé et le ministre du Travail Jean Boulet n’ont pas évoqué de nouvelles sanctions possibles, mais ont souligné que cela va au-delà des libertés individuelles.

« On est conscient de la situation et c’est un des arguments qu’on a regardés avant de l’imposer, a indiqué Richard Massé. C’est pour ça qu’il y a eu beaucoup de discussions avant de l’imposer, qu’on a longuemement recommandé de le porter avant d’en arriver là, qu’on a insisté là-dessus. On est conscient que c’est un volet qui brime les libertés des personnes, mais il faut regarder l’autre côté de la médaille. Quand on met un masque, c’est pour protéger les autres contre le risque de propagation du virus. C’est une façon de protéger la communauté dans des espaces ou la distanciation n’est pas possible. C’est une responsabilité civique de demander à tout le monde de le faire. »

Le conseiller médical stratégique de la Direction générale de la santé publique a précisé que le port du masque était maintenant respecté par environ 80% des utilisateurs des transports en commun, un nombre grandissant.

« Ça évolue positivement et c’est ce qu’on veut, a ajouté M. Massé. C’est toujours un difficile équilibre entre la liberté individuelle et la protection de la collectivité. Dans ce cas-ci, on ajoute un élément qui n’est pas si contraignant pour protéger tout le monde. Si on se retrouve avec une transmission accrue, c’est tout le monde qui va devoir payer avec le reconfinement, une perte d’activités sociales et économiques. C’est ce que personne ne veut revivre. »

Le ministre Boulet a de son côté affirmé que l’impact sur les libertés individuelles est légitimisé par la santé publique.

« La plupart des experts reconnaissent qu’il faut accepter ces motifs-là quand on priorise la santé de la population, a déclaré le ministre du Travail. On fait beaucoup de campagnes de promotion et il faut se préparer à une éventuelle seconde vague et atténuer le mieux possible des incidences humaines, sociales et économiques de cette seconde vague-là. C’est en se disciplinant collectivement qu’on va y arriver. »

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 18h00

L'ARC mettra fin au système de boîte de dépôt pour les déclarations de revenus

L'Agence du revenu du Canada a annoncé qu'elle supprimera, après la prochaine période de déclaration, des dizaines de boîtes de dépôt utilisées pour les déclarations de revenus et le paiement des impôts à travers le pays. L'agence a précisé qu'il reste 45 de ces boîtes en service à travers le pays, où les Canadiens peuvent déposer leurs ...

Publié hier à 18h00

La population canadienne a diminué au cours des derniers mois de 2025

La population canadienne a diminué dans les derniers mois de l'an dernier, principalement en raison d'une baisse du nombre d'immigrants non permanents, selon les estimations de Statistique Canada. Ces estimations indiquent une diminution d'environ 102 000 personnes au Canada en 2025. Cette baisse survient à la suite d'une diminution de plus de ...

Publié le 17 mars 2026

Québec convertit 5000 places de garde non subventionnées en places subventionnées

Le ministre des Finances, Eric Girard, annonce la conversion de 5000 places de garde non subventionnées en places subventionnées. Il s'agit d'une mesure qui se retrouvera dans le budget du Québec 2026-2027 que le ministre présentera ce mercredi, à Québec. Son coût est estimé à 400 millions $ sur cinq ans. Déficit oblige, M. Girard a promis, en ...