Sondage annuel de l’IQPF
COVID-19 : un Québécois sur quatre craint pour son avenir financier
Dans le cadre de la Semaine de la planification financière qui se tient jusqu'au 21 novembre, l’Institut québécois de planification financière (IQPF) a dévoilé les résultats d’un sondage portant sur l’impact de la COVID-19 sur l’avenir financier des Québécois.
On y apprend notamment que 26 % des Québécois affirment que la pandémie de la COVID-19 les amène à avoir des craintes concernant leur avenir financier.
En raison de la pandémie, près de deux répondants sur cinq (37 %) ont dit avoir modifié leur comportement quant à la gestion quotidienne de leurs finances personnelles. Les 18 à 24 ans (59 %) sont notamment parmi les plus nombreux à avoir fait des ajustements en ce sens.
Parmi ceux qui ont changé leur comportement, 79 % affirment économiser davantage, 16 % dépensent davantage, sans pour autant faire de folies et 4 % dépensent plus en s’accordant même des folies inhabituelles.
Dix-sept pour cent des internautes québécois affirment avoir modifié la planification à long terme de leurs finances en raison de la pandémie. Parmi les groupes de répondants qui disent ne pas avoir modifié la planification de leurs finances à long terme (79 %), on retrouve les personnes âgées de 55 ans ou plus (85 %), les diplômés universitaires (87 %) et ceux jouissant d’un revenu familial d’au moins 75 000 $ (85 %).
Parmi les 17 % de répondants qui ont apporté des changements :
- 49 % ont révisé l’échéancier de réalisation de certains projets;
- 34 % ont revu leurs types de placements;
- 20 % ont pensé à planifier leurs finances pour la première fois de leur vie;
- 5 % ont pensé à faire appel à un planificateur financier pour la toute première fois;
- 5 % ont retardé leur départ à la retraite.
Bien que 60 % des répondants disent avoir un plan en ce qui concerne leur avenir financier, il reste qu’en matière de littératie financière, les deux tiers des répondants (66 %) estiment ne pas disposer de toutes les connaissances nécessaires pour planifier adéquatement leur avenir financier, alors que 57 % considèrent avoir besoin d’aide pour le faire.
Près du dixième des répondants (9 %) affirment avoir besoin de plus de conseils d’un professionnel pour planifier leur avenir financier depuis l’arrivée de la COVID-19, surtout les jeunes de 18 à 24 ans (25 %) et ceux qui disposent d’un revenu familial de moins de 15 000 $ (25 %).
« Ce qui est encourageant, c’est de savoir que 86 % des Québécois disent avoir déjà entendu parler de la profession de planificateur financier. Si la plupart savent que ce dernier peut les aider en matière de placement, de retraite ou de finances, moins nombreux sont ceux qui savent que le planificateur financier peut aussi les guider en ce qui a trait à des questions de fiscalité, de succession, d’assurance ou au sujet d’aspects légaux », a mentionné la présidente-directrice générale de l’IQPF, Chantal Lamoureux.
Le sondage a été réalisé par SOM, du 22 au 27 octobre 2020, auprès de 1 038 internautes québécois âgés de 18 ans ou plus. La marge d’erreur est de 3,9 %.
L’Institut québécois de planification financière (IQPF) est le seul organisme au Québec autorisé à décerner le diplôme de planificateur financier et à établir les règles relatives à leur formation continue. Seuls les professionnels reconnus par l’IQPF sont autorisés à utiliser le titre de planificateur financier au Québec. L’IQPF est aussi le seul regroupement de la province réservé exclusivement aux planificateurs financiers.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les employeurs québécois prévoient des augmentations de 3,1 % l’an prochain
Les employeurs québécois prévoient accorder des augmentations salariales de 3,1 % en moyenne l’an prochain, selon l’enquête sur les prévisions salariales pour 2027 de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés dévoilée mardi. Il s’agit d’une quatrième année de modération après les hausses accordées durant la ...
LIRE LA SUITE
Cancer du sein: l'obésité empêcherait le corps d'éliminer les cellules dangereuses
L'obésité semble interférer avec la capacité du corps à éliminer efficacement les cellules qui risquent de se transformer en cellules cancéreuses, ce qui pourrait expliquer pourquoi l'obésité est un facteur de risque pour le cancer du sein, croient des chercheurs américains. En résumé, les auteurs de l'étude ont constaté que les ...
LIRE LA SUITE
FA: l'Institut de cardiologie de Montréal réalise une première canadienne
Un patient chez qui l'utilisation d'anticoagulants n'était pas appropriée a profité d'une intervention réalisée en grande première canadienne à l'Institut de cardiologie de Montréal, et qui a fait d'une pierre deux coups. L'intervention pratiquée par le docteur Adrian Petzl a ainsi permis de s'attaquer non seulement au problème de ...
LIRE LA SUITE