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C’est ce qu’a confirmé le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge

La qualité de l’air sera testée dans toutes les écoles du Québec

Au total, 1 369 classes ont été testées à trois reprises cet été pour vérifier la qualité de leur air
Photo: Archives Au total, 1 369 classes ont été testées à trois reprises cet été pour vérifier la qualité de leur air
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Lors de son point de presse du vendredi 8 janvier, le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge, a confirmé que toutes les écoles de la province feront l’objet de tests quant à la qualité d’air qui circule entre leurs murs. Ces examens seront effectués prochainement et des correctifs rapides seront apportés en cas de besoin.

À la fin de mois de décembre, des tests ont été complétés dans 330 écoles du réseau scolaire du Québec afin de constater le taux de dioxyde de carbone dans l’air. « Cette matière est un excellent indicateur sur la qualité de l’air qui circule dans les établissements scolaires. Au total, 1 369 classes ont été testées à trois reprises au cours de cette période. Nous voulions un échantillonnage qui représente bien la réalité, soit des écoles situées en milieu rural, urbain, construites avant et après 1984, des écoles aérées manuellement et mécaniquement. Le taux moyen enregistré dans les écoles ciblées était de 804 partie par million ou ppm », résume le ministre Roberge qui a lui-même enseigné dans le passé.

Selon les lois et normes en vigueur, le maximum de ppm présent dans un milieu scolaire doit être de 1000 ppm. « C’est un taux rassurant, pas parfait, mais ça donne une bonne idée. Au total, 3% des classes testées ont dépassé le seuil permis par la loi, mais des mesures avaient ou seront prises rapidement pour corriger ce problème. Le protocole d’aération sera corrigé afin de régler le problème », précise l’élu

Si une classe continue de présenter un taux de ppm insatisfaisant, M. Roberge précise qu’elle ne devrait plus être utilisée pour accueillir des élèves. « Le local devra avoir une autre vocation. Si c’est impossible, le nombre de personnes qui sera accueilli à l’intérieur devra être réduit de 50% minimum afin de limiter au maximum les risques de propagation et de transmission de la COVID-19 », ajoute pour sa part le Dr. Richard Massé de la Direction nationale de santé publique.

20 experts mandatés pour se pencher sur la qualité de l’air

M. Massé a dévoilé les grandes lignes et recommandations émanant d’un comité formé de 20 experts qui a été mandaté pour faire le point sur la qualité de l’air dans les écoles.

Six des 20 experts du comité étaient indépendants du gouvernement et tous avaient pour mission de soutenir le gouvernement et la Santé publique dans sa prise de décisions.

Voici les principales recommandations émises à la suite de la publication du rapport sur la qualité de l’air:

  1. Les normes, exigences et critères stipulés dans la loi sur la qualité de l’air doivent être respectés;
  2. Des inspections systématiques doivent être faites annuellement dans les écoles du Québec pour valider la qualité de l’air;
  3. Tout correctif doit être apporté rapidement dès qu’une anomalie dans la qualité de l’air est détectée dans une école;
  4. Des mesures supplémentaires doivent être appliquées dans les établissements ventilés manuellement (le deux tiers de toutes les écoles de la province) même en hiver pour diminuer les risques de propagation de la COVID-19;
  5. Les locaux problématiques ne doivent pas être utilisés comme classe et si c’est impossible, le nombre de personnes qui y prend place doit être diminué de 50%;

À propos des purificateurs d’air, M. Massé a été clair sur le sujet. « Les experts ne recommandent pas leur utilisation, mais il ne l’interdit pas non plus. Cependant, il a été démontré qu’une mauvaise installation et utilisation de ceux-ci peut être une source de contamination. Il es donc demandé aux écoles qui en ont de faire inspecter cette installation pour s’assurer qu’elle est conforme. »

Enfin, M. Massé a précisé qu’actuellement, l’Influenza n’est pas présente au Québec. « Par conséquent, tout enfant ou adulte qui présente des symptômes de grippe doit aller se faire tester rapidement. C’est la meilleure chose à faire », conclut-il.

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