COVID-19
La situation est plus que critique dans les hôpitaux de la province
Les effets de pandémie sur le réseau de la santé pourraient se faire sentir pendant plusieurs mois, voire des années. C’est du moins ce qu’a laissé savoir la sous-ministre adjointe de la Santé et des Services sociaux, la docteur Lucy Opatrny, en point de presse ce lundi.
Accompagnée du premier ministre du Québec, François Legault, du ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé et du directeur national de la Santé publique, le docteur Horacio Arruda, Mme Opatrny s’est jointe au trio habituel afin de lancer un message clair aux Québécois: respecter les mesures sanitaires mises en place.
La docteure Lucy Opatrny, a également rappelé que la plupart des hôpitaux de la province sont actuellement au niveau maximum de délestage et réussissent avec difficulté à réaliser les chirurgies urgentes et oncologiques. Par conséquent, certains patients pourraient en payer le prix. « Si la tendance se maintient, il pourrait avoir un dépassement des capacités des lits d’hospitalisation et de soins intensifs pour les patients atteints de la COVID, mais aussi pour les autres types de maladie. Ceci forcerait le réseau à prendre des décisions encore plus difficiles qu’elles ne le sont déjà. »
D’ailleurs, plusieurs activités seront délestées en partie ou en totalité prochainement. Notons entre autres les chirurgies non, ou semi-urgentes, le dépistage du cancer du côlon (colonoscopie), les greffes de rein provenant d’un donneur vivant ou encore, des consultations non urgentes en cliniques externes spécialisées, notamment en médecine familiale.
Elle a toutefois tenu à rassurer la population en soulignant que les hôpitaux n’étaient pas encore rendus à choisir de soigner un patient plutôt qu’un autre.
Le nombre d’hospitalisations double
Selon les données partagées par la docteur Lucy Opatrny, le nombre d’hospitalisations dans le grand Montréal a pratiquement doublé depuis la mi-décembre. Alors qu’on dénombrait 472 hospitalisations en lien avec la COVID-19 le 11 décembre, ce chiffre est passé à 1071, le 10 janvier. Évidemment, le manque de personnel se fait lourdement sentir sur l’ensemble du réseau de la santé.
Protéger les vulnérables pour sauver le système de santé
De son côté, le premier ministre, a tenu à lancer un message clair à la population: protéger les gens de 65 ans et plus pour diminuer la pression sur le réseau de la santé. Il a d’ailleurs rappelé que les 65 ans et plus représentent actuellement 80% des patients hospitalisés pour la COVID-19 et 95% des décès.
Alors que des milliers d’élèves du primaire ont repris le chemin de l’école ce lundi, M. Legault s’est dit prêt à assumer le risque pris avec les réouvertures des établissements scolaires. « C’est un risque calculé. Je crois qu’il y a plus de désavantages que d’avantages à garder les enfants à la maison. Il est important de préciser par contre que les enfants qui vont à l’école ne doivent pas voir leurs grands-parents de 65 ans et plus », a-t-il souligné.
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