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Les explications reçues sur les tests ne les ont pas convaincues

Qualité de l'air dans les écoles : la CSQ et ses fédérations demandent à Québec de passer à l'action

Qualité de l'air dans les écoles : la CSQ et ses fédérations demandent à Québec de passer à l'action
Photo: Archives
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La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et l'ensemble de ses fédérations du réseau scolaire, soit la Fédération des syndicats de l'enseignement, la Fédération du personnel de soutien scolaire, la Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec, l'Association provinciale des enseignantes et des enseignants du Québec et la Fédération du personnel de l'enseignement privé pressent le gouvernement d'agir sans tarder pour donner suite aux recommandations du groupe d'experts sur la qualité de l'air.

Les explications reçues sur les tests de qualité de l'air ne les ont pas convaincues, entre autres sur le plan méthodologique, et plusieurs questions restent en suspens.

De plus, considérant l'absence de consensus scientifique sur la transmission par aérosol de la COVID-19, les leaders syndicaux en appellent du principe de précaution.

En plus d'effectuer immédiatement tous les correctifs nécessaires et urgents, la CSQ et ses fédérations réclament que quatre mesures soient mises en place sans délai :

• La fermeture immédiate des locaux non ventilés ne comportant pas de fenêtres, notamment les petits locaux de rencontre. Si des solutions de rechange sécuritaires ne sont pas établies, nous demandons que le télétravail soit obligatoire dans ces situations;

• Le retrait des femmes enceintes des établissements, sans condition;

• Dans les locaux avec fenêtres, l'utilisation de purificateurs d'air comme solution d'appoint doit être prévue, en s'assurant qu'ils soient installés par du personnel de soutien scolaire ou professionnel qualifié;

• La constitution, à court terme, d'un registre complet des équipements ainsi que d'un calendrier détaillé d'entretien et de tests pour chaque établissement, accessible au grand public.

« Nous déplorons l'absence de prévoyance et d'actions dans le réseau scolaire alors que la deuxième vague était inévitable. Nous réclamons depuis des dizaines d'années que des actions soient prises pour assurer une meilleure qualité de l'air dans nos écoles et nos centres, mais en raison des politiques d'austérité, nous en sommes aujourd'hui rendus à devoir ouvrir les fenêtres des classes en plein hiver, ce qui demeure inconcevable », a fait savoir Sonia Ethier, la présidente de la CSQ, dans une lettre adressée aux ministres Roberge et Dubé de même qu'au directeur de la Santé publique, le docteur Arruda.

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