Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Les explications reçues sur les tests ne les ont pas convaincues

Qualité de l'air dans les écoles : la CSQ et ses fédérations demandent à Québec de passer à l'action

durée 11h31
24 janvier 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Jean-Francois Desbiens
email
Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et l'ensemble de ses fédérations du réseau scolaire, soit la Fédération des syndicats de l'enseignement, la Fédération du personnel de soutien scolaire, la Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec, l'Association provinciale des enseignantes et des enseignants du Québec et la Fédération du personnel de l'enseignement privé pressent le gouvernement d'agir sans tarder pour donner suite aux recommandations du groupe d'experts sur la qualité de l'air.

Les explications reçues sur les tests de qualité de l'air ne les ont pas convaincues, entre autres sur le plan méthodologique, et plusieurs questions restent en suspens.

De plus, considérant l'absence de consensus scientifique sur la transmission par aérosol de la COVID-19, les leaders syndicaux en appellent du principe de précaution.

En plus d'effectuer immédiatement tous les correctifs nécessaires et urgents, la CSQ et ses fédérations réclament que quatre mesures soient mises en place sans délai :

• La fermeture immédiate des locaux non ventilés ne comportant pas de fenêtres, notamment les petits locaux de rencontre. Si des solutions de rechange sécuritaires ne sont pas établies, nous demandons que le télétravail soit obligatoire dans ces situations;

• Le retrait des femmes enceintes des établissements, sans condition;

• Dans les locaux avec fenêtres, l'utilisation de purificateurs d'air comme solution d'appoint doit être prévue, en s'assurant qu'ils soient installés par du personnel de soutien scolaire ou professionnel qualifié;

• La constitution, à court terme, d'un registre complet des équipements ainsi que d'un calendrier détaillé d'entretien et de tests pour chaque établissement, accessible au grand public.

« Nous déplorons l'absence de prévoyance et d'actions dans le réseau scolaire alors que la deuxième vague était inévitable. Nous réclamons depuis des dizaines d'années que des actions soient prises pour assurer une meilleure qualité de l'air dans nos écoles et nos centres, mais en raison des politiques d'austérité, nous en sommes aujourd'hui rendus à devoir ouvrir les fenêtres des classes en plein hiver, ce qui demeure inconcevable », a fait savoir Sonia Ethier, la présidente de la CSQ, dans une lettre adressée aux ministres Roberge et Dubé de même qu'au directeur de la Santé publique, le docteur Arruda.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 15h00

Québec lance une stratégie pour s'attaquer à la hausse des signalements à la DPJ

Dans le but de s'attaquer au nombre croissant de signalements à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) dans un contexte où les services de première ligne sont saturés, le gouvernement Legault lance une nouvelle stratégie pour le bien-être des enfants, intitulée «Grandir en confiance». Québec prévoit une enveloppe de 34 millions $ sur ...

Publié hier à 9h00

Des cliniques en obstétrique ferment faute d'une entente entre Québec et la FMSQ

Des cliniques en obstétrique et en gynécologie ferment les unes après les autres, faute d'une entente entre les médecins spécialistes et le gouvernement du Québec, qui pourrait venir corriger le sous-financement des frais de bureau. L’allocation visant à couvrir les frais administratifs n’a pas été majorée depuis une quinzaine ...

Publié le 31 mars 2026

Les femmes immigrantes diplômées ont du mal à faire reconnaître leurs compétences

Mariam Saran Camara est arrivée au Québec en 2009, venue de Guinée rejoindre son conjoint déjà installé ici. Détentrice d’une maîtrise en économie-gestion, on a non seulement refusé de reconnaître sa formation, mais on ne lui a même pas reconnu un secondaire V complet. Elle a dû consacrer deux mois à le terminer. Voyant les besoins dans le ...