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Il demande d'identifier la provenance des ingrédients

Étiquetage alimentaire : Québec solidaire veut colmater une brèche

Étiquetage alimentaire : Québec solidaire veut colmater une brèche
Photo: Archives

Québec solidaire propose de rendre obligatoire l'étiquetage indiquant la provenance de tous les produits alimentaires transformés et emballés dans la province qui sont vendus en épiceries et en supermarchés, afin de colmater une brèche dans la réglementation québécoise.

La députée de Québec solidaire responsable du dossier de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Émilise Lessard-Therrien, demande au gouvernement de réviser la réglementation en matière d'étiquetage afin d'offrir aux consommateurs toutes les informations nécessaires pour faire des choix éclairés.

« On veut encourager l'achat de produits locaux et augmenter l'autonomie alimentaire de la population, mais encore faut-il donner aux familles québécoises les outils et les renseignements nécessaires pour qu'ils puissent faire les bons choix. Si on ne sait pas réellement d'où proviennent nos aliments, comment sommes-nous censés orienter nos habitudes de consommation pour favoriser les produits d'ici et minimiser les impacts de l'importation massive des aliments », demande la députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue.

Aucune obligation

Présentement, les lois et les règlements encadrant l'étiquetage des produits alimentaires ne permettent pas de bien identifier l'origine de tous les aliments que l'on retrouve sur les tablettes de nos épiceries.

Actuellement, les entreprises n'ont pas l'obligation d'indiquer l'origine d'un produit alimentaire du moment qu'il est transformé et emballé au Québec.

« On dit qu'acheter c'est voter. Quand j'achète un produit, je veux savoir pour qui je vote, pour de l'agneau du Québec ou celui de l'Australie? Pour du blé du Canada ou du blé d'Ukraine? » illustre la députée.

Selon la députée solidaire, l'étiquetage devrait indiquer la provenance des ingrédients primaires utilisés dans tout produit, par exemple les fruits dans les jus, le blé dans les pâtes ou l'avoine dans le gruau.

Alors que les fruits et les légumes sont régis par le Règlement sur l'indication de l'origine des fruits et légumes frais, qui oblige les entreprises à indiquer le pays d'origine des produits importés, les viandes et les produits transformés ici ne sont pas soumis aux mêmes exigences.

« C'est donc dire que si un consommateur achète un pot de sauce à spaghetti au Québec, il n'y aucun moyen pour lui en ce moment de savoir d'où viennent les tomates qu'il contient. Il y a un appétit de la population pour l'achat local, les Québécoises et les Québécois veulent contribuer à notre indépendance alimentaire, le gouvernement doit encourager ce mouvement et faciliter les choix qui vont dans ce sens », affirme Émilise Lessard-Therrien.

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