Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Il demande d'identifier la provenance des ingrédients

Étiquetage alimentaire : Québec solidaire veut colmater une brèche

durée 11h36
28 mars 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Jean-Francois Desbiens
email
Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

Québec solidaire propose de rendre obligatoire l'étiquetage indiquant la provenance de tous les produits alimentaires transformés et emballés dans la province qui sont vendus en épiceries et en supermarchés, afin de colmater une brèche dans la réglementation québécoise.

La députée de Québec solidaire responsable du dossier de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Émilise Lessard-Therrien, demande au gouvernement de réviser la réglementation en matière d'étiquetage afin d'offrir aux consommateurs toutes les informations nécessaires pour faire des choix éclairés.

« On veut encourager l'achat de produits locaux et augmenter l'autonomie alimentaire de la population, mais encore faut-il donner aux familles québécoises les outils et les renseignements nécessaires pour qu'ils puissent faire les bons choix. Si on ne sait pas réellement d'où proviennent nos aliments, comment sommes-nous censés orienter nos habitudes de consommation pour favoriser les produits d'ici et minimiser les impacts de l'importation massive des aliments », demande la députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue.

Aucune obligation

Présentement, les lois et les règlements encadrant l'étiquetage des produits alimentaires ne permettent pas de bien identifier l'origine de tous les aliments que l'on retrouve sur les tablettes de nos épiceries.

Actuellement, les entreprises n'ont pas l'obligation d'indiquer l'origine d'un produit alimentaire du moment qu'il est transformé et emballé au Québec.

« On dit qu'acheter c'est voter. Quand j'achète un produit, je veux savoir pour qui je vote, pour de l'agneau du Québec ou celui de l'Australie? Pour du blé du Canada ou du blé d'Ukraine? » illustre la députée.

Selon la députée solidaire, l'étiquetage devrait indiquer la provenance des ingrédients primaires utilisés dans tout produit, par exemple les fruits dans les jus, le blé dans les pâtes ou l'avoine dans le gruau.

Alors que les fruits et les légumes sont régis par le Règlement sur l'indication de l'origine des fruits et légumes frais, qui oblige les entreprises à indiquer le pays d'origine des produits importés, les viandes et les produits transformés ici ne sont pas soumis aux mêmes exigences.

« C'est donc dire que si un consommateur achète un pot de sauce à spaghetti au Québec, il n'y aucun moyen pour lui en ce moment de savoir d'où viennent les tomates qu'il contient. Il y a un appétit de la population pour l'achat local, les Québécoises et les Québécois veulent contribuer à notre indépendance alimentaire, le gouvernement doit encourager ce mouvement et faciliter les choix qui vont dans ce sens », affirme Émilise Lessard-Therrien.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 12h00

Québec va affilier chaque Québécois à un CLSC pour améliorer l'accès aux soins

Chaque Québécois sera désormais affilié à un centre local de services communautaires (CLSC) de son territoire afin d'avoir une prise en charge près de son domicile. C'est ce qu'a fait savoir vendredi matin la ministre de la Santé en annonçant la Politique gouvernementale sur les soins et services de première ligne. «Pour concrétiser notre vision ...

Publié le 26 mars 2026

Des agriculteurs demandent à Hydro-Québec de suspendre son appel d'offres éolien

Des agriculteurs, des élus municipaux et des travailleurs d'Hydro-Québec unissent leurs voix pour dénoncer les projets d’implantation d’éoliennes en terres agricoles et demandent à Hydro-Québec de suspendre son appel d'offres éolien prévu au début du mois d'avril. Les terres agricoles n'occupent que 2 % du territoire québécois et pourtant, ...

Publié le 26 mars 2026

Les Québécois s'inquiètent du climat social actuel, selon un sondage de la CSQ

Les Québécois sentent que le climat social s’est détérioré dans les dernières années, selon un sondage Léger commandé par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). Les résultats, dévoilés jeudi, révèlent que 67 % de la population estime que le niveau de violence dans la société a augmenté par rapport à il y a cinq ans. Cette perception ...