Appui du CESPQ
Québec déploie un projet pour diminuer le recours systématique à l'urgence
Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a annoncé aujourd'hui le déploiement d'un projet de régulation des demandes préhospitalières pour les appels non urgents, qui s'appliquera, à terme, à l'ensemble du territoire québécois.
Il s'agit d'un projet représentant une diminution annuelle de 60 000 transports vers les urgences dès 2022-2023.
Les appels de niveau de priorité non urgent pour les services préhospitaliers d'urgence (SPU) seront ainsi traités, dans un premier temps, par une des unités de soutien clinique des SPU qui sont situées dans les régions suivantes : Montréal-Laval, Montérégie, Capitale-Nationale, Laurentides et Estrie.
Ce projet vise à diminuer le recours systématique à l'urgence, tout en assurant une qualité de service et une optimisation des services déjà disponibles, en dehors des urgences hospitalières.
Cet investissement de 54,1 M$ sur cinq ans permettra de restreindre la hausse du volume d'appels liée à l'augmentation des besoins et au vieillissement de la population.
L'objectif de cette approche est que les usagers en situation de détresse vitale puissent recevoir une prise en charge ambulancière et hospitalière plus rapide et que tous les usagers bénéficient de services mieux adaptés à leurs besoins.
« Outre les nombreux avantages permettant l'optimisation de la gestion des appels et des services, ce processus de régulation des demandes permettra d'offrir une meilleure expérience de soins aux usagers, en adéquation avec leurs besoins réels, et en temps opportun. Dans un contexte de surcharge des milieux hospitaliers, une telle approche aura un effet réel et durable sur la capacité de notre réseau, et notamment sur la qualité des conditions de travail du personnel », a indiqué le ministre Dubé, par voie de communiqué de presse
Appui du CESPQ
La Coalition des entreprises de services paramédicaux du Québec (CESPQ) a réagi favorablement à l'annonce du gouvernement du Québec,
« Les membres de la CESPQ, implantés dans les régions du Québec, sont toujours favorables aux projets novateurs pour mieux desservir la clientèle. Nous appuyons donc ce projet du ministre et offrons notre collaboration! Cela dit, nous demeurons très inquiets des orientations du Comité national qui doit déposer prochainement des recommandations sur le futur de l’organisation des services préhospitaliers d’urgence : va-t-on éliminer les entreprises qui fournissent des services agiles, innovateurs et de la plus grande qualité aux Québécois? Nous demandons au gouvernement du Québec de confirmer le rôle du milieu dans ses projets futurs et de faire appel à nous », ont déclaré Lise Goyer et Maxime Laviolette, porte-paroles de la coalition.
Notons que la CESPQ est présente dans plus de 10 régions administratives au Québec, avec près de 150 véhicules ambulanciers, plus de 1 400 employés, desservant plus de 2,5 millions de citoyens et 25 centres hospitaliers, répondant à plus de 140 000 affectations ambulancières sur le territoire.
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