Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Norme VZE

Véhicules électriques: la cible du Québec est trop basse, dit Équiterre

durée 13h00
14 mars 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Le gouvernement Legault manque d’ambition dans son virage vert: il n’exigera pas assez de véhicules électriques pour le marché québécois.

C’est la conclusion d’Équiterre, qui critique la nouvelle norme projetée par le ministre de l’Environnement, Benoit Charette. L’organisme écologiste demande notamment qu’on pénalise davantage financièrement les acheteurs de véhicules énergivores.   

Dans un mémoire obtenu par La Presse Canadienne, Équiterre réclame d’interdire la vente des véhicules à essence pour 2030. au lieu de la cible actuelle de 2035, mais exige aussi des constructeurs qu’ils vendent davantage de véhicules électriques au Québec d’ici là.  

La nouvelle norme sur les véhicules zéro émission (VZE) projetée par le gouvernement imposerait que 12,5 % des véhicules neufs vendus en 2025 soient électriques, soit une hausse d’environ 1 % par an, par rapport au 9,5 % de véhicules électriques vendus à l’automne 2021. Le resserrement de la norme ne se fait sentir qu’à partir de 2029. 

De l’avis d’Équiterre, c’est loin d’être assez, considérant que le Québec s’est engagé en vertu des accords internationaux à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 37,5 %.

En outre, selon l’organisme, si le Québec n’exige pas davantage de véhicules électriques, les manufacturiers iront les vendre dans d’autres marchés. 

Équiterre propose la mise en place d’un système de redevances autofinancé, «bonus−malus», selon lequel on exigerait une redevance supplémentaire aux acheteurs d’un véhicule énergivore, qui financerait une remise aux acheteurs de véhicules électriques.

Les objectifs du Québec en matière de véhicules à faibles émissions de GES sont tellement peu contraignants actuellement que les grands manufacturiers auraient pu se permettre de ne plus vendre aucun véhicule électrique entre février 2021 et septembre 2022, concluait un rapport dont avait fait état La Presse Canadienne l’an dernier. 

Des reportages ont signalé une augmentation en flèche des ventes de véhicules électriques ces dernières semaines, en raison de la hausse draconienne du prix du litre d’essence. 

Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, avait déjà laissé entendre qu’il était irréaliste de bannir la vente de véhicules à essence en 2030 plutôt que 2035. Selon lui, il risque de ne pas y avoir assez de véhicules électriques en 2030 pour répondre à la demande du marché québécois. 

Patrice Bergeron, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 15h00

Ottawa veut faciliter la gestion des renseignements personnels des Canadiens

Le gouvernement propose de faciliter le partage et la réutilisation des renseignements personnels des Canadiens par les organismes fédéraux dans le cadre d'une refonte en profondeur de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Cette loi régit la manière dont les organismes fédéraux recueillent, utilisent et communiquent les ...

Publié hier à 12h00

La loi sur la laïcité plane sur le Vendredi saint au Québec

Les chrétiens du Québec s'apprêtent à faire face à un nouveau contexte légal ce Vendredi saint, à peine un jour après l'adoption par l'Assemblée nationale d'une loi susceptible de restreindre leurs processions annuelles du Chemin de croix. À Montréal, plusieurs centaines de personnes devraient se joindre à l’archevêque Christian Lépine pour une ...

Publié hier à 9h00

Un cocktail météo s'abat sur une grande partie du Québec

Un cocktail météorologique de pluie, neige et pluie verglaçante va toucher vendredi une grande partie du Québec et devrait se poursuivre pour le reste de la fin de semaine de Pâques. Environnement Canada a lancé plusieurs alertes météorologiques en matinée pour la grande majorité de la province. De 5 à 10 millimètres de pluie verglaçante sont ...