En raison d’un manque criant de préposés aux bénéficiaires
Situation des CHSLD au Bas-Saint-Laurent : le SCFP demande une rencontre d’urgence avec Christian Dubé
Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente environ 3500 travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux au Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent (CISSS-BSL), demande une rencontre d’urgence avec le ministre de la Santé et des Services sociaux Christian Dubé pour discuter de solutions au manque criant de préposés aux bénéficiaires dans les CHSLD de la région.
À l’automne dernier, le SCFP dénonçait l’application erronée d’une lettre d’entente signée le 15 décembre 2020 et visant la création de postes permanents pour stabiliser les équipes et la main-d’œuvre. Cette application a créé trop de routes de travail et trop d’horaires différents et changeants, de sorte que l’organisation du travail cause une instabilité accrue pour les bénéficiaires et les PAB.
À bout de recours et constatant que la situation a continué de se détériorer, au grand détriment des employés, des bénéficiaires et de leurs proches, le SCFP s’adresse maintenant par lettre au ministre pour réclamer cette rencontre.
On peut y lire notamment que « ce qui devait stabiliser les postes et assurer la continuité des soins a pris des allures de cauchemar. Au lieu de retenir les PAB, cela les fait fuir. Cette instabilité crée une spirale – horaires variables, changements de routes, démissions de PAB – qui résulte en une prestation des soins indigne. La clientèle, dont je n’ai pas besoin de vous rappeler la vulnérabilité, en subit donc les contrecoups. »
« Ce concept de titularisation a été appliqué dans bien d’autres régions du Québec, avec succès et à la satisfaction de tout le monde. Pourquoi n’arrivons-nous pas à en faire autant au Bas-Saint-Laurent? Cela fait plus de six mois que nous remuons ciel et terre pour corriger la situation, mais elle empire », d’expliquer Johanne Campagna, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent (SCFP 5007).
« À ce stade-ci, des interventions ministérielles sont indispensables pour que le Bas-Saint-Laurent se réaligne vers une qualité acceptable des milieux de soins et milieux de travail », d’ajouter Sylvain Lirette, conseiller syndical au SCFP.
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