Fédération des médecins omnipraticiens du Québec
Les étudiants continuent de bouder la médecine familiale, déplore la FMOQ
La médecine familiale continue d’être boudée par les étudiants, déplore la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) qui lance un appel à l’action afin de rendre cette spécialité plus attractive.
Au terme du premier tour de sélection des futurs médecins par le service canadien de jumelage des résidents (acronyme anglais CARMS), il reste 99 places non comblées pour des résidents en médecine familiale dans les facultés québécoises.
Cette plateforme sert à jumeler les étudiants et les facultés de médecine en fonction des choix de spécialités exprimés par les futurs résidents. À titre comparatif, seulement 12 postes de résidents en médecine spécialisée demeurent vacants après le premier tour.
Pour la FMOQ, il s’agit d’une nouvelle déception alors que ce sont plus de 500 places en résidence qui n’ont pas trouvé preneur depuis dix ans. Un deuxième tour devrait permettre de combler certains des postes disponibles, mais il faudra patienter environ un mois pour obtenir une mise à jour de la situation.
Or, selon le président de la FMOQ, le Dr Marc-André Amyot, on voit de plus en plus d’étudiants préférer prendre une année sabbatique ou aller travailler en laboratoire avant de tenter à nouveau leur chance dans une autre spécialité plutôt que de sélectionner la médecine familiale en deuxième choix.
D’après le Dr Amyot, un certain dénigrement de la médecine familiale a laissé des traces au fil du temps. De plus, la lourdeur de la tâche peut rebuter certains jeunes médecins qui voient la population vieillir et ses besoins augmenter en matière de soins de santé.
De plus, les contraintes entourant la pratique des omnipraticiens, incluant la paperasse et le manque de ressources de soutien, peuvent aussi refroidir les ardeurs de certains candidats.
Selon la FMOQ, il manque environ 1100 médecins de famille au Québec. Si l’on se réfère aux «Plans régionaux d'effectifs médicaux (PREM) en médecine de famille» 2023 du ministère de la Santé et des Services sociaux, ce sont 55 places qui sont disponibles pour des omnipraticiens en régions intermédiaires et éloignées ainsi que 58 places qui sont disponibles pour des médecins déjà en pratique dans les régions universitaires et périphériques.
À cela s’ajoutent 30 places accessibles pour de nouveaux médecins dans les régions universitaires et périphériques.
–
Le contenu en santé de La Presse Canadienne obtient du financement grâce à un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est l’unique responsable des choix éditoriaux.
Ugo Giguère, La Presse Canadienne
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les Québécois favorables à un droit à la fraîcheur pour contrer les vagues de chaleur
Les trois quarts des Québécois appuient la reconnaissance d'un droit à la fraîcheur, qui garantit des endroits sécuritaires à toute la population lors des épisodes de forte chaleur, indique un nouveau sondage Léger réalisé pour l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ). Elle demande aux partis politiques de reconnaître le ...
LIRE LA SUITE
Les véhicules connectées soulèvent des questions relatives à la vie privée
Les véhicules modernes sont devenus de véritables centres numériques complexes qui surveillent et enregistrent en permanence vos faits et gestes. Telles sont les conclusions publiées dans un nouveau rapport de la Commission de l'éthique en science et en technologie (CEST). Ce rapport de 64 pages recense 12 risques majeurs pour la vie privée, ...
LIRE LA SUITE
Un vaccin ARN messager pourrait révolutionner la lutte contre le cancer
Un premier vaccin expérimental à ARN messager contre le cancer de la peau pourrait révolutionner la façon de traiter plusieurs types de cancer. Une étude à laquelle ont participé le CHUM et le CHU de Québec-Université Laval ont démontré des résultats positifs pour la phase 3 d'une thérapie anticancéreuse à base d'ARNm. Les compagnies ...
LIRE LA SUITE