Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Congrès

Les jeunes caquistes prônent le retour du civisme à l'école

Les jeunes caquistes prônent le retour du civisme à l'école
Photo: La Presse Canadienne, 2024
durée

Les jeunes caquistes disent vouloir ramener une «culture du civisme» à l'école.

Lors de leurs congrès qui se tiendra à Saint-Hyacinthe le 7 septembre prochain, ils proposeront de généraliser le port de l'uniforme au secondaire et d'imposer le vouvoiement dès la 5e année du primaire.

Ils souhaitent aussi que les élèves coupables de violence et d'intimidation, ainsi que leurs parents, soient tenus d'assister à des formations visant à «réparer leurs actions» et à «changer de comportement».

En outre, les enseignants et le personnel devraient pouvoir imposer, sans crainte de représailles, «des travaux communautaires dans une perspective réparatrice», peut-on lire dans le cahier de propositions.

C'est que les jeunes caquistes disent avoir constaté une «dégradation du climat dans les classes». Selon eux, ce sont les enseignants et les élèves qui veulent apprendre qui sont les perdants.

Dans une lettre ouverte publiée jeudi, la présidente de la Commission de la relève caquiste, Aurélie Diep, s'inquiète que l'on remette en cause «le droit à l'éducation de tous les élèves».

«Quand une minorité bruyante dérange, ce sont tous ceux qui veulent s’instruire qui en paient le prix», déplore-t-elle, disant souhaiter que le gouvernement donne un vrai «coup de barre».

«Les écoles doivent avoir les pouvoirs nécessaires pour imposer les sanctions appropriées», écrit-elle.

«Ceux qui enfreignent les règles, perturbent la classe ou intimident leurs camarades doivent être recadrés», affirment les jeunes caquistes dans leur document de travail.

Ils déplorent que «trop souvent, les écoles ont les mains liées ou se restreignent dans leurs interventions disciplinaires par peur de représailles».

«(Les écoles) doivent avoir la latitude nécessaire pour faire leur travail pour que le code de vie soit respecté», insistent-ils.

Dans sa lettre, Mme Diep dénonce la «désolidarisation» des parents, qui défendent «systématiquement» leurs enfants, même lorsqu'ils sont dans le tort, selon elle.

Par ailleurs, lors de leur congrès, qui aura comme thème «L'École qu'on aime», les jeunes caquistes proposeront d'instaurer des programmes d'obtention d'un Diplôme d'études secondaires en quatre ou six ans.

Ils disent rejeter le modèle «traditionnel» de l'école, ce «moule unique», car les élèves ne s'y retrouvent plus.

«Entre les élèves doués et ceux en difficulté d'apprentissage, ceux visant de hautes études et ceux se destinant aux métiers spécialisés, (l'école) doit offrir un parcours adapté pour chacun», soutiennent-ils.

Caroline Plante, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Le tiers des jeunes hommes voient leurs enjeux de santé mentale comme une faiblesse
Publié à 12h00

Le tiers des jeunes hommes voient leurs enjeux de santé mentale comme une faiblesse

Le tiers des jeunes hommes considèrent que leurs problèmes de santé mentale sont un signe de faiblesse, révèle un rapport de GreenShield et de Recherche en santé mentale Canada (RSMC), publié mercredi. On apprend aussi que près de la moitié des jeunes hommes qui ont demandé de l'aide ont mis fin à leur suivi plus tôt que prévu. Les ...

Pouvoir d’achat: 86 % des Québécois ont des soucis financiers, selon Centraide
Publié hier à 18h00

Pouvoir d’achat: 86 % des Québécois ont des soucis financiers, selon Centraide

La très grande majorité des Québécois ressentent de l’anxiété financière. Pour les plus vulnérables, cette pression hypothèque leur avenir et leur santé, déplore la présidente et directrice générale de Centraide, Tasha Lackman. Peu nombreux sont les Québécois qui ont l’esprit libre de tout souci financier. Ils sont 86 % à ...

Usage des animaux en recherche: le Canada entre dans l'ère de la transparence
Publié hier à 16h00

Usage des animaux en recherche: le Canada entre dans l'ère de la transparence

L’utilisation d’animaux dans la recherche scientifique, une question fort délicate s’il en est, fera désormais l’objet d’une plus grande transparence au Canada. De nombreuses organisations canadiennes de recherche scientifique, dont plusieurs au Québec, annoncent avoir signé un accord sur une communication ouverte et proactive ...