Nous joindre
Publicité

Aucun traitement

Les parents mesurent mal la dangerosité du VRS, montre un sondage

Une publication Néomédia
Les parents mesurent mal la dangerosité du VRS, montre un sondage
Photo: La Presse Canadienne, 2024

Seulement la moitié des Canadiennes savent que le virus respiratoire syncytial (VRS) peut causer des infections graves, et seulement le quart d'entre elles savent qu'on dispose maintenant d'un vaccin efficace pour le combattre, révèle un sondage réalisé à travers le pays par la firme 19 TO Zero.

Encore plus inquiétant, malgré tout le battage médiatique qui entoure le VRS, seulement 43 % des participantes au sondage savaient qu'il représente une menace de santé plus grave chez les enfants de moins de deux ans et chez les personnes âgées.

«Ce n'est pas plaisant du tout de voir un bébé avoir de la misère à respirer», a dit le docteur Paul Roumeliotis, le fondateur et l'ancien directeur des centres de soins ambulatoires pédiatriques et d’asthme de l’Hôpital de Montréal pour enfants.

Et comme il n'existe aucun traitement pour le VRS, a-t-il ajouté, on ne pourra offrir au bébé hospitalisé que des soins de soutien, comme un respirateur.

Une infection au VRS se présentera chez les enfants «comme une grosse crise d'asthme», a expliqué le docteur Roumeliotis. Les bronchioles, déjà minuscules chez le bébé, se retrouvent obstruées, ce qui rend la respiration très pénible.

«Les enfants sont bleus, ils ont de la misère à respirer, ils ont besoin d'oxygène, ils ne peuvent pas se nourrir, a-t-il énuméré. Il faut donc les hospitaliser pour diminuer le stress sur les poumons.»

Vingt-sept pour cent des mères interrogées étaient «extrêmement préoccupées» par la possibilité que leur enfant contracte le VRS avant l'âge de six mois. Un peu moins de 60 % d'entre elles craignaient que cette infection nécessite une hospitalisation de leur enfant ou que cela lui cause un inconfort.

Environ 25 % des participantes connaissaient l'existence d'un vaccin maternel contre le VRS et l'existence d'un médicament pour les nouveau-nés.

«Les provinces, comme le Québec et l'Ontario justement, viennent tout juste de dire oui, on va le donner gratuitement aux nouveau-nés, donc c'est pour ça qu'on a besoin de sensibiliser les gens», a dit le docteur Roumeliotis.

Les études réalisées notamment en Europe et en Australie qui ont témoigné d'un taux de protection très élevé sont un «game changer», a-t-il estimé, «parce que ça change vraiment la façon dont on pourra combattre ce virus».

Un peu plus de 840 personnes provenant de partout au Canada, dont 19 % du Québec, ont complété un sondage en ligne. Les sondeurs ont également réalisé cinq groupes de discussion virtuels avec des participants de tout le Canada qui se sont identifiés comme planifiant une grossesse, étant actuellement enceintes ou récemment enceintes.

Le sondage et les groupes de discussion ont été réalisés en juillet et en août de cette année.

Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les émissions des énergies fossiles en baisse
SociétéPublié hier à 12h00

Les émissions des énergies fossiles en baisse

Le secteur pétrolier et gazier canadien a enregistré une baisse de ses émissions en 2025, malgré une hausse de la production, tandis que les émissions globales du pays ont légèrement augmenté en raison d'un recours accru au gaz naturel pour le chauffage des logements. Telles sont quelques-unes des conclusions du rapport annuel sur les ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Suicides de médecins: pas d'enquête publique
SociétéPublié hier à 9h00

Suicides de médecins: pas d'enquête publique

Le coroner en chef du Québec, Me Reno Bernier, n'ira pas de l'avant, pour l'instant, avec la récente demande de nombreux médecins qui réclamaient une enquête publique thématique sur les décès par suicide de médecins au Québec. Dans un communiqué publié mercredi, Me Bernier a annoncé que les investigations en cours concernant cinq ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Malgré les risques, l'eau en bouteille demeure plus pratique
SociétéPublié le 7 octobre 2026

Malgré les risques, l'eau en bouteille demeure plus pratique

Les consommateurs qui continuent à utiliser des bouteilles d'eau à usage unique tout en sachant qu'elles sont mauvaises pour l'environnement et possiblement nocives pour leur santé les trouvent tout simplement plus pratiques, conclut une vaste enquête pilotée par une chercheuse montréalaise. D'autres participants à l'étude ont admis être ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter La Presse Canadienne