Bilan annuel
La Commission des droits de la personne se dit de plus en plus sollicitée
Les Québécois sollicitent de plus en plus la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).
C'est ce que souligne l'organisme dans son bilan annuel déposé jeudi à l'Assemblée nationale. Il y rapporte à la fois une hausse de demandes d'enquêtes en discrimination et protection de la jeunesse, et une diminution des délais de traitement.
La CDPDJ dit avoir reçu plus de 2300 plaintes en lien avec la discrimination et le harcèlement, une augmentation de plus du tiers depuis cinq ans. Le délai moyen de traitement des plaintes a diminué, passant de 10 à 8,3 mois pour 2103 dossiers traités.
Le handicap demeure le motif de discrimination le plus souvent invoqué dans les plaintes, et ce, depuis plus de 30 ans, affirme la commission dans son bilan. En 2023-2024, pas moins de 40 % des dossiers d'enquête concernaient les handicaps.
La discrimination se vivrait de plusieurs manières: pensons à l'accessibilité des transports et au manque d'accommodements pour les chiens d'assistance dans les lieux publics ou de travail, par exemple.
En outre, il serait devenu nécessaire de «mener une action concertée entre les différents réseaux pour améliorer les services offerts aux élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (HDAA)», estime la CDPDJ.
Le second motif le plus souvent invoqué est celui de la race, de la couleur ou de l'origine ethnique, avec 27 % des enquêtes ouvertes.
Dans la dernière année, la commission a ouvert 97 dossiers et remporté quatre jugements liés au profilage racial. Ses représentations devant le tribunal concernaient notamment l'interception de conducteurs racisés sans motif valable.
Dans un autre volet de son rapport concernant la protection de la jeunesse, la CDPDJ affirme avoir reçu 759 demandes d'enquête, ce qui représente une hausse de plus du tiers par rapport à l'an dernier, a-t-elle souligné.
Cette hausse est attribuable à «la dégradation du système de santé et des services sociaux qui fait en sorte que les services en protection de la jeunesse sont donnés de façon plus aléatoire», selon la vice-présidente de la CDPDJ, Suzanne Arpin.
La commission a pris en moyenne quatre mois pour traiter ces dossiers d'enfants pour lesquels on craignait qu'un droit ait été lésé. Près de 100 enquêtes ont été initiées par la CDPDJ, un record, a-t-on dit.
En conférence de presse jeudi, son président, Philippe-André Tessier, s'est dit «très fier» que les correctifs demandés par son organisme aient été mis en place par le système de protection de la jeunesse dans 98 % des cas.
«Ça veut dire que dans 98 % des situations pour lesquelles on a raison de croire qu'il y a une lésion de droit, il y a un engagement puis des mesures prises pour que la situation se corrige et l'enfant retrouve ses droits, sans qu'on doive judiciariser le dossier.
«On croit fermement que la judiciarisation, ce n'est pas la réponse première aux besoins de protection des droits des enfants», a déclaré M. Tessier.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

L'entraînement isométrique pourrait contrôler la tension artérielle
Une ou deux séances d’entraînement isométrique par semaine pourraient assurer le maintien à court terme de baisses de la tension artérielle, selon les conclusions d’une étude publiée en ligne dans la revue BMJ Open Sport & Exercise Medicine. Une seule séance par semaine peut contribuer à préserver des bienfaits significatifs pour la ...
LIRE LA SUITE
La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation
Mercredi, pour la cinquième année consécutive, les Canadiens de tout le pays célébreront la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, en hommage aux survivants des pensionnats autochtones et à ceux qui ne sont jamais rentrés chez eux. À partir du XIXe siècle, plus de 150 000 enfants autochtones du Canada ont été ...
LIRE LA SUITE
Le Bureau de la concurrence enquête sur les politiques de prix annoncé minimal
Le Bureau de la concurrence ouvre une enquête sur l’utilisation des politiques de prix annoncé minimal dans le secteur de l’épicerie. L’autorité de régulation estime que ces politiques peuvent empêcher les détaillants de faire la promotion de leurs prix les plus bas, ce qui risque de priver les consommateurs d'aubaines et de restreindre ...
LIRE LA SUITE