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Envers les travailleurs de soutien

La violence a atteint des sommets dans les écoles, avertit un syndicat

La violence a atteint des sommets dans les écoles, avertit un syndicat
Photo: La Presse Canadienne, 2024
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Les élèves s'en prennent de plus en plus au personnel de soutien dans les écoles, avertit un syndicat, qui exige que le ministre de l'Éducation se penche sur des solutions au plus vite.

Les travailleurs de soutien sont les secrétaires, les techniciens en éducation spécialisée, les surveillants, les préposés aux élèves handicapés, les techniciens en services de garde et les concierges, par exemple.

En conférence de presse à Québec jeudi, la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) a témoigné d'une montée de la violence envers ses membres, dont une a dû quitter l'école en ambulance après s'être fait agripper par les cheveux par un élève.

Selon des données obtenues par la FPSS-CSQ provenant de 43 des 72 centres de services scolaires, le personnel de soutien a subi pas moins de 13 464 actes de violence en 2023-2024 –un record, selon le syndicat.

Trente-cinq des 81 classes d'emploi ont d'ailleurs vécu de la violence, déplore-t-il. Depuis six ans, 39 863 actes de violence ont été dénoncés par le personnel de soutien scolaire. «C'est la pointe de l'iceberg», a prévenu le président de la FPSS-CSQ, Éric Pronovost.

Selon lui, plusieurs travailleurs ne dénoncent pas la violence qu'ils vivent pour toutes sortes de raisons, notamment parce qu'ils considèrent qu'ils sont capables de l'endurer, ou ils doutent que ce soit assez grave, etc.

Mais à l'école, tout le monde le reconnaît: «la violence est omniprésente dans le discours public», elle a «pris une tournure», et cela se traduit souvent par de la violence physique dans les écoles, ce qui crée une «instabilité dans le réseau», a affirmé M. Pronovost.

Il a déploré la «lenteur» du gouvernement Legault dans ce dossier et exhorté le ministre de l'Éducation, Bernard Drainville, à s'asseoir immédiatement avec ses partenaires pour trouver des solutions afin de mieux protéger le personnel scolaire.

Caroline Plante, La Presse Canadienne

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