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Augmentation de la violence

Les Québécois s'inquiètent du climat social actuel, selon un sondage de la CSQ

Les Québécois s'inquiètent du climat social actuel, selon un sondage de la CSQ
Photo: La Presse Canadienne, 2026
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Les Québécois sentent que le climat social s’est détérioré dans les dernières années, selon un sondage Léger commandé par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Les résultats, dévoilés jeudi, révèlent que 67 % de la population estime que le niveau de violence dans la société a augmenté par rapport à il y a cinq ans.

Cette perception négative entache également l’avenir, puisque plus de la moitié des personnes interrogées (57 %) croient que le problème va s’aggraver au cours des cinq prochaines années.

Globalement, 75 % des Québécois s’inquiètent du climat social actuel.

Le président de la CSQ, Éric Gingras, considère qu’«on est à la croisée des chemins». «On voit très bien que nous sommes à un moment important dans notre société où l'incivilité et la violence sont des enjeux de santé publique», a-t-il déclaré jeudi matin lors d’une conférence de presse dans un hôtel de Montréal, où 250 délégués de la CSQ, en provenance de partout dans la province, sont réunis jusqu’à vendredi en conseil général, dont le thème aborde également la violence comme enjeu de société.

M. Gingras a tenu à souligner que «ce n’est pas un enjeu syndical», même si les constats dégagés dans ce sondage sont cohérents avec ce qu’il entend de la part des travailleurs des réseaux publics, qui sont en contact direct avec la population au quotidien.

«Les réseaux dans lesquels nous sommes – petite enfance, enseignement supérieur, santé – sont les premiers à lever le drapeau, fort probablement parce qu'ils sont en première ligne, bien souvent avec une population qui est tantôt démunie, tantôt en besoin», a-t-il avancé.

Le président de la CSQ soutient qu’il faut «former un large front commun contre la violence» et que «tout le monde embarque».

«Il faut adopter des positions communes, les faire connaître, les mettre de l’avant et travailler sur des mécanismes communs pour contrer ce fléau partout dans la société. Et à l’aube d’une campagne électorale, c’est aussi le temps de mettre de l’avant un projet collectif pour une société meilleure», a affirmé M. Gingras.

Sébastien Auger, La Presse Canadienne

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