Près des trois quarts des dirigeants de PME prévoient l’offrir à leurs employés après la pandémie
Le télétravail est là pour de bon, selon une étude de BDC
74 % des employeurs prévoient offrir à leurs employés la possibilité de continuer à travailler à distance, même une fois qu'il sera sécuritaire de retourner au bureau.
C’est ce qu’indique un nouveau rapport portant sur la perception de PME et d'employés canadiens à l'égard du télétravail après plus d'un an de pandémie publié aujourd’hui par la BDC, la banque des entrepreneurs canadiens.
Le rapport, intitulé Quel est l'avenir du télétravail? Points de vue des PME et des employés canadiens, présente les résultats de sondages menés auprès de plus de 700 petites entreprises et auprès de 2 000 travailleurs canadiens en février et mars 2021 pour découvrir comment ils perçoivent l'essor du télétravail.
L'étude de BDC montre que le télétravail jouera un rôle clé sur l'emploi : 54 % des employés disent que l'accès au télétravail sera un facteur déterminant pour postuler ou accepter un nouvel emploi et 27 % des employeurs (PME) disent que le télétravail leur donne accès à un plus grand bassin de talents.
Avantages importants
« Depuis plus d'un an, les entrepreneurs canadiens sont nombreux à s'être tournés vers le télétravail pour limiter la propagation du virus. Les résultats de notre étude montrent que les avantages du télétravail sont si importants aux yeux de la plupart des entrepreneurs qu'ils comptent continuer à l'offrir, même une fois la pandémie terminée », explique Pierre Cléroux, vice-président, Recherche et économiste en chef de BDC.
Toujours selon l'étude, la proportion de PME dont au moins la moitié des employés font du télétravail a doublé : elle est passée de 21 % avant la pandémie à 42 %. En mars, les employés ont travaillé à distance en moyenne 3,9 jours par semaine.
L'étude a aussi permis de connaître la perception des principaux avantages et inconvénients du télétravail pour les employeurs et les employés.
Pour les employeurs :
• Les principaux avantages sont la flexibilité des heures de travail (54 %), une meilleure rétention du personnel (35 %) et la réduction des coûts d'exploitation (34 %).
• Les principaux inconvénients sont les répercussions sur la communication, l'interaction et la collaboration (13 %), le fait qu'il ne s'applique pas à tous les postes (11 %) et son impact sur la productivité et l'efficacité (9 %).
Pour les employés :
• Les principaux avantages sont la réduction du temps de déplacement (84 %), un horaire de travail plus flexible (62 %) et un meilleur équilibre de vie (58 %).
• Les principaux inconvénients sont la difficulté d'interagir de façon informelle avec les collègues (53 %) et l'augmentation de la fatigue des écrans (45 %). De plus, ils trouvent difficile le fait de ne pas voir leurs collègues au travail (44 %).
« Il ne faut pas sous-estimer l'impact du passage au télétravail, prévient M. Cléroux. Le télétravail peut permettre aux employeurs d'embaucher des candidats qualifiés auxquels ils n'auraient pas eu accès autrement, surtout dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre. »
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