Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Lutte contre certaines vapoteries

Les dépanneurs demandent que les produits de vapotage nécessitent un permis d'alcool

durée 18h00
26 août 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Le Conseil canadien de l'industrie des dépanneurs (CCID) a exprimé publiquement lundi sa demande au gouvernement du Québec d'instaurer l'obligation d'un permis d'alcool de catégorie épicerie pour toute vente de produits de vapotage.

Ce faisant, le CCID espère lutter contre certaines vapoteries qui contournent actuellement le règlement quant à la vente de saveurs.

Depuis le 31 octobre dernier, la loi interdit la vente de saveurs de vapotage au Québec. «Les vapoteries - il y en a à peu près 400 au Québec - ont contourné la réglementation en se déguisant en dépanneurs pour pouvoir se permettre de vendre les saveurs sous forme d'arômes alimentaires», affirme Michel Gadbois, vice-président du CCID.

Selon lui, au moins 80 % des vapoteries ne respectent pas la réglementation, contre moins de 5 % chez les dépanneurs conventionnels. M. Gadbois estime qu'à cause de ces contournements, «on a perdu, dépendant des endroits, entre 2 0% et 50 % du marché des produits de vapotage». En rendant obligatoire la possession d'un permis d'alcool, le CCID espère forcer les commerces délinquants à changer leur modèle d'affaires et respecter la loi.

Pour obtenir un permis d'alcool pour épicerie, il faut qu'au moins 51 % des produits en étalage soient alimentaires, pour une valeur minimale de 5500 $. Le magasin doit aussi subir une enquête initiale suivie d'inspections de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ).

L'idée de passer par un permis d'alcool permettrait la mise en application rapide et sans coûts supplémentaires pour le gouvernement par une simple modification réglementaire, maintient le CCID.

Mettre de la pression

M. Gadbois affirme avoir fait cette proposition de règlement au gouvernement il y a déjà six mois, sans changement. Devant cette inaction, «on leur a dit: on va sortir publiquement et on va mettre de la pression, car vous n'avez pas l'air pressés d'agir», explique-t-il.

Selon les enquêtes du CCID, le gouvernement serait au courant des contrevenants, mais préférerait l'inaction. «Il n'y a aucune poursuite, il n'y a aucun suivi et donc il n'y a pas de pénalité», affirme M. Gadbois.

Le ministère de la Santé n'a pas immédiatement répondu aux questions de La Presse Canadienne.

«Comme ministère de la Santé, ils devraient être beaucoup plus sérieux là-dessus, sachant qu'il est évident que ce type de produits illégaux se dirige vers les jeunes», dit M. Gadbois.

Le CCID s'était positionné en faveur des vapoteuses à saveurs lors de leur interdiction. Le groupe avait demandé au gouvernement de garder au moins deux saveurs, le menthol et une saveur de fruits, sur le marché. M. Gadbois soutient tout de même qu'il est «évident qu'il ne faut pas avoir des trucs comme ananas, barbe à papa et gomme balloune», car elles visent à attirer les jeunes.

Alexis Drapeau-Bordage, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 12h00

Le Canada perd plus de contrôleurs aériens qu'il n'en recrute, selon un expert

Un expert en aviation affirme que le Canada perd plus de contrôleurs aériens à cause des départs à la retraite qu'il n'en recrute, malgré les efforts déployés pour intensifier le recrutement. John Gradek, chargé de cours au programme de gestion de l'aviation de l'Université McGill, a déclaré que le Canada manque d'environ 1500 contrôleurs aériens ...

Publié hier à 9h00

Le Syndicat de Postes Canada demande de rejeter l'accord de principe

Le dirigeant du syndicat représentant 55 000 employés de Postes Canada appelle les salariés à rejeter l'accord de principe lors d'un vote prévu ce printemps, bien qu'une majorité des membres du comité exécutif national recommande d'accepter cet accord. Un bulletin publié mardi par le Syndicat canadien des travailleurs et travailleuses des postes ...

Publié le 24 mars 2026

SAAQclic: Karl Malenfant intente une poursuite pour faire annuler le rapport Gallant

L'ancien patron de la transformation numérique de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), Karl Malenfant, se tourne vers les tribunaux pour demander «l'annulation» du rapport de la commission Gallant et ses recommandations sur le fiasco SAAQclic. M. Malenfant, qui a été aux commandes du développement de la plateforme SAAQclic, a ...