Nous joindre
Publicité

Taux d’intérêt élevés

L’économie canadienne a stagné en août, selon Statistique Canada

L’économie canadienne a stagné en août, selon Statistique Canada
Photo: La Presse Canadienne, 2024

L’économie canadienne a stagné en août, les taux d’intérêt élevés ayant continué de peser sur les consommateurs et les entreprises, tandis qu’une estimation préliminaire suggère que le taux de croissance annualisé a été de 1 % au troisième trimestre.

Le rapport de Statistique Canada sur le produit intérieur brut publié jeudi indique que la croissance des industries productrices de services en août a été compensée par le déclin des industries productrices de biens.

Le secteur de la fabrication a été le plus grand frein à l’économie, suivi des services publics, du commerce de gros, ainsi que du transport et de l’entreposage.

Le rapport note que les arrêts de travail qui ont perturbé les activités des deux plus grandes compagnies ferroviaires du pays ont contribué à la baisse dans le secteur du transport et de l’entreposage.

Une estimation préliminaire pour septembre suggère que le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,3 %.

L’estimation de Statistique Canada pour le troisième trimestre, à 1 %, est plus faible que la projection de la Banque du Canada de 1,5 %.

Les plus récentes données économiques laissent entrevoir que la faiblesse de l’économie canadienne tend à se poursuivre, ce qui donne à la banque centrale une marge de manœuvre pour continuer à réduire les taux d’intérêt.

Mais l’ampleur de cette baisse est encore incertaine, car de nombreuses autres données sur l’inflation et l’économie seront disponibles avant la prochaine décision de la Banque du Canada sur les taux, le 11 décembre.

«Nous ne pensons pas que cela sonnera l’alarme pour la (Banque du Canada), mais cela accentue davantage ses craintes concernant un affaiblissement de l’économie», a écrit Marc Ercolao, économiste de la Banque TD.

La banque centrale a reconnu à plusieurs reprises que l’économie est faible et que la croissance doit reprendre.

La semaine dernière, la Banque du Canada a procédé à une réduction d’un demi-point de pourcentage des taux d’intérêt en réponse au retour de l’inflation à son objectif de 2 %.

Son gouverneur, Tiff Macklem, n’a pas voulu dire si la banque centrale procéderait à une autre réduction de grande ampleur en décembre. Il a plutôt déclaré que la banque centrale prendrait ses décisions une par une en fonction des données économiques disponibles.

La banque centrale s’attend à ce que la croissance économique rebondisse l’année prochaine à mesure que les baisses de taux se répercutent sur l’économie.

Nojoud Al Mallees, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Ottawa présentera les détails de sa réponse tarifaire mardi
AffairesPublié à 9h00

Ottawa présentera les détails de sa réponse tarifaire mardi

Le gouvernement fédéral doit dévoiler en détail les droits de douane de rétorsion qui seront imposés par le Canada à l'encontre des États-Unis, mardi. Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, la ministre de l'Industrie, Mélanie Joly, la ministre de l'Emploi, Patty Hajdu, et le ministre de l’Intelligence artificielle, Evan ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Les nouveaux droits de douane américains menacent la reprise économique
AffairesPublié hier à 15h00

Les nouveaux droits de douane américains menacent la reprise économique

Les économistes mettent en garde contre le fait qu’une nouvelle escalade de la guerre commerciale avec les États-Unis mettrait en péril la reprise économique naissante du Canada. Les États-Unis ont imposé en fin de semaine des droits de douane de 50 % sur environ 28 milliards $ de produits canadiens, après l’échec des négociations ...

LIRE LA SUITE
Publicité
La Banque du Canada s'inquiète des risques liés au crédit privé
AffairesPublié le 23 août 2026

La Banque du Canada s'inquiète des risques liés au crédit privé

La Banque du Canada surveille de près l’essor d’un modèle de crédit alternatif qui expose les investisseurs et les banques canadiennes à un volume de prêts s’élevant à 500 milliards $, dont la plupart échappent à la vue du grand public. La préoccupation porte sur le crédit privé, qui ne fait pas l’objet d’une définition ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter La Presse Canadienne