Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Syndrome du canal carpien et maladie de Dupuytren : quelles différences ?

durée 11h57
5 octobre 2017
ici

commentaires

ici

likes

imprimante

Article commandité

Le syndrome du canal carpien et la maladie de Dupuytren atteignent les facultés motrices de la main. Pour autant, leurs causes sont différentes même si, pour en guérir, elles ont recours le plus souvent à un traitement chirurgical. Qu’est-ce qui différencie ces deux pathologies et ont-elles un lien ?

Les origines

L’origine de la maladie de Dupuytren est à l’heure actuelle inconnue. Les études ont montré qu’elle était héréditaire, mais aussi la conséquence de certaines pathologies, à l’instar du syndrome du canal carpien. Le diabète, l’hypothyroïdie, l’obésité, l’insuffisance rénale ou la polyarthrite rhumatoïde sont à l’origine du syndrome du canal carpien. La maladie de Dupuytren serait favorisée par le diabète également, mais aussi les maladies pulmonaires ou l’absorption d’alcool.

Des pathologies différentes mais associées

  • Le syndrome du canal carpien provient d’une compression du nerf médian dans la paume de la main. En cause, l’augmentation du volume des tendons. Une fracture, des gestes trop souvent répétés ou faisant appel à la force, parfois un kyste, exercent une pression sur ce nerf bloquant le fonctionnement des tendons des muscles fléchisseurs des doigts. Résultats : la perte de la sensibilité du pouce, de l’index, du majeur et de la moitié de l’annulaire.

On constate d’ailleurs que le syndrome du canal carpien est de plus en plus fréquent, il serait même une pathologie typique des pays développés. Il touche davantage les femmes à partir de la cinquantaine, mais aussi celles enceintes.

  • La maladie de Dupuytren est consécutive à un épaississement de la peau, une modification de la fibre en fait, formant des nodules et des brides dans la paume de la main qui limitent l’extension du doigt, celui-ci étant toujours en extension. Elle évolue très lentement, entre plusieurs mois à plusieurs années et par palier. L’annulaire et l’auriculaire sont les doigts les plus touchés.

Néanmoins, malgré ces différences, le syndrome du canal carpien est souvent associé à d’autres maladies dont celle de Dupuytren.

Les symptômes

Si la maladie de Dupuytren est totalement indolore, le syndrome du canal carpien se manifeste par des picotements, fourmillements et engourdissements désagréables. On ressent aussi une forte sensation de chaleur. Dans le cas d’une compression sévère, il peut même y avoir paralysie ou atrophie du muscle du pouce.

La maladie de Dupuytren en comparaison ne provoque qu’une simple gêne.

Les traitements

Les deux pathologies sont soignées chirurgicalement, même si une infiltration peut être préconisée dans le cas du canal carpien (mais vous ne serez soulagé qu’un temps). Une chirurgie sous anesthésie locale pour traiter le syndrome du canal carpien et la maladie de Dupuytren, si celle-ci n’est toutefois provoquée que par une bride simple et fine, est la seule solution.

Dans tous les cas, dès l’apparition des symptômes, il faut consulter.  

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 15h00

Facteurs de risque de maladies du cœur et d'AVC: des tendances préoccupantes

Cœur + AVC publie mardi un nouveau rapport avec des données à jour sur les facteurs de risque modifiables de la population. Plusieurs indicateurs médicaux sont au rouge, notamment les cas d'hypertension, de diabète de type 2 et les taux élevés de cholestérol. Le nombre de Canadiens atteints d'hypertension augmente chaque année depuis le début des ...

Publié à 9h00

Le taux de suicide à la baisse au Québec, mais des régions sont plus touchées

Le Québec continue d'afficher une diminution des taux de suicide. Plusieurs régions hors des grands centres urbains ont toutefois des taux de suicide significativement supérieurs au reste de la province. Le portrait des comportements suicidaires au Québec 2026, publié lundi par l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), indique que ...

Publié hier à 12h00

Semaine de prévention du suicide: «Il reste encore des tabous», juge le PDG de l'AQPS

Parler ouvertement du suicide n'est pas une conversation simple, mais il s'agit du premier pas vers la prévention, estime le président-directeur général de l'Association québécoise de prévention du suicide, qui souhaite briser les tabous. Selon Hugo Fournier, il ne faut pas avoir peur de demander à quelqu'un qui semble aller mal si elle pense au ...