Les lieux de rassemblements sont des vecteurs de propagation de la COVID-19
Assouplir les mesures en zone rouge: pas une bonne idée, croit François Legault
Parce que les rassemblements de personnes sont des vecteurs de propagation de la COVID-19, le gouvernement du Québec estime que ce ne serait « pas une bonne idée » de rouvrir les restaurants, les gyms ou les salles de spectacle dans les zones rouges, a indiqué le premier ministre du Québec, François Legault, en point de presse aujourd'hui.
Il estime qu'assouplir les restrictions en ouvrant ces établissements, qui sont une opportunité de se rassembler, serait lancer un « message contradictoire » à la population alors que l'on demande aux individus de restreindre au minimum leurs contacts, même en milieu familial.
« C'est pour ça qu'à ce moment-ci, on décide de [les] garder fermés. C'est une question d'équilibre dans les décisions entre sauver des vies et offrir une qualité de vie », a déclaré le premier ministre qui rappelle que son gouvernement a toujours accepté les recommandations de la santé publique dans l'adoption des mesures sanitaires « et nous sommes même souvent allés plus loin. »
Avec plus de 1100 cas positifs à la COVID-19 aujourd'hui, M. Legault rappelle que la situation continue d'être difficile au Québec, en particulier dans deux régions, celles du Saguenay—Lac-Saint-Jean et de Lanaudière-Nord, à qui il a offert l'aide des ministères de la Santé et de la Sécurité publique pour réduire la hausse des cas et s'assurer du respect des mesures sanitaires.
Par contre, les étudiants des cégeps et des universités pourraient bientôt bénéficier de certains assouplissements parce qu'ils souffrent « vraiment » de l'absence de contacts avec leurs amis et collègues, a fait savoir le chef du gouvernement. En effet, Québec regarde la possibilité que ceux-ci puissent tenir des rencontres individuelles avec leurs pairs.
Élections américaines
Le premier ministre a débuté son point de presse sur les élections américaines de mardi alors que nos voisins du Sud ne savent toujours pas à l'heure actuelle qui de Donald Trump ou Joe Biden sera le président.
Il estime que la division très marquée des Américains, suite à ce scrutin, n'est « pas bonne pour personne » et il souhaite qu'il puisse survenir un apaisement entre les deux groupes de citoyens.
M. Legault a déclaré que peu importe qui allait l'emporter, le Québec va continuer d'avoir un rapport très important, « crucial même » avec les États-Unis, ne serait-ce qu'à cause de la proximité, alors que le surplus commercial de la province avec ce pays est de 20G $ contre un déficit commercial de 10M $ dans les échanges avec le reste de la planète.
Le Québec devra « politiquement » faire des efforts pour arrêter le vent de « protectionnisme « qui marque présentement les échanges commerciaux, pour mieux travailler avec certains États comme New-York et le Massachussetts mais aussi la Californie et le Texas.
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