Négociation du secteur public
Les professionnels de l'éducation de nouveau en grève le 19 mai
Mécontents des offres salariales différenciées faites au personnel scolaire, plus de 10 000 professionnels de l'éducation membres de la CSQ prendront à nouveau le chemin de la grève, le 19 mai prochain.
Pour cette deuxième séquence de grève, les syndiqués demandent une meilleure reconnaissance salariale pour tous les acteurs du réseau scolaire, qui sont en majorité des femmes.
Dans le but de faire écho à la colère grandissante de ses membres, la FPPE-CSQ annonce que des écoles, partout au Québec, seront fermées par des lignes de piquetage lors de cette journée de grève.
La Fédération et ses syndicats conserveront le mystère quant aux endroits précis jusqu'au 19 mai.
Parce que le réseau de l'éducation est composé majoritairement de femmes, c'est tout son personnel, autant professionnel, de soutien qu'enseignant qui accuse un important retard salarial quand on le compare à ses homologues de la fonction publique, du parapublic et du privé.
Ce retard entraîne de graves problèmes d'attraction et de rétention dans le réseau, dans tous les corps d'emploi, qui contribuent tous à la réussite des élèves et au fonctionnement de l'école.
Désaffection massive
« En choisissant d'apporter des correctifs salariaux visant seulement le groupe des enseignants, le gouvernement affaiblit le réseau de l'éducation dans son ensemble et crée des tensions dans les équipes de travail. Un profond sentiment d'iniquité se répand et un vent de désaffection massive souffle sur les rangs du personnel professionnel. En procédant ainsi pour régler le problème de pénurie, le gouvernement en crée une autre chez les professionnels, et elle a des conséquences tout aussi dévastatrices pour les élèves. Soyons clairs : les enseignantes et les enseignants méritent leur augmentation de salaire. Soyons encore plus clairs : les professionnelles et les professionnels ne méritent pas moins », soutient Jacques Landry, le président de la FPPE-CSQ.
Le gouvernement Legault signifiait, dimanche dernier son intention de régler très rapidement les négociations du secteur public.
« Il semble que les négociateurs aux tables en éducation n'aient pas eu le mémo; ils n'ont actuellement rien offert aux professionnelles et professionnels. L'urgence de régler doit se traduire aux tables de négociation par des mandats et des gestes concrets de reconnaissance », clame Jacques Landry.
La présente grève s'exercera durant une demi-journée, en avant-midi. Elle fait partie d'un mandat de cinq jours de grève voté par les membres de la FPPE-CSQ qui n'hésitera pas à y recourir à nouveau pour continuer à faire pression sur le Conseil du trésor pour parvenir à des règlements équitables pour tous en éducation.
Rappelons que la Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec compte parmi ses membres différentes catégories de personnel dans les secteurs administratif, pédagogique et dans les services directs aux élèves (entre autres, psychologues, psychoéducatrices et psychoéducateurs, orthophonistes, conseillères et conseillers d'orientation, orthopédagogues, etc.).
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les personnes victimes d’actes criminels ne doivent pas être oubliées
Alors que la campagne électorale provinciale bat son plein, le Réseau des Centres d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) invite les partis politiques et les futures personnes élues à réaffirmer leur engagement envers les personnes victimes et à assurer la pérennité des services qui leur sont destinés. L’an dernier, près de 78 ...
LIRE LA SUITE
La douleur persistante du zona est maintenant mieux comprise
De petites particules présentes dans le sang causent probablement les douleurs persistantes qui continuent à affliger certaines personnes même si le virus du zona a été éliminé de leur organisme depuis longtemps, estime une nouvelle étude publiée par des chercheurs américains. Les résultats suggèrent que la douleur chronique liée au ...
LIRE LA SUITE
Santé et environnement: les Québécois réclament des actions concrètes
Un nouveau sondage Léger commandé par la coalition Vire au vert révèle un fort consensus social pour que le prochain gouvernement donne un meilleur accès à la nature, augmente l’offre de l'alimentation locale et améliore la qualité de l'air. Sans surprise, près de 90 % de la population est d’accord avec le fait «qu’accroître ...
LIRE LA SUITE