Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Cela peut favoriser la biodiversité, rappelle CNC

Donnez un coup de pouce à la nature en laissant les feuilles mortes faire leur travail

durée 08h00
16 octobre 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Jean-Francois Desbiens
email
Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

Le spectacle des couleurs de l’automne est sans contredit l’un des plus magnifiques aspects de cette saison, mais il annonce toutefois une tâche que plusieurs jugent ardue : le ramassage des feuilles mortes.

L’organisme national voué à la conservation des milieux naturels, Conservation de la nature Canada (CNC), a un conseil pour les personnes qui souhaitent éviter cette corvée éreintante : laissez une ou deux couches de feuilles au sol.

On vous accuse de paresse? Répondez que vous donnez un coup de pouce à la nature!

Selon CNC, un organisme à but non lucratif, ne pas ramasser les feuilles est un petit geste de conservation qui peut favoriser la biodiversité sur votre terrain de bien des manières.

Alors que certains papillons migrent vers le sud, beaucoup d’insectes, dont certains pollinisateurs, et d’autres animaux sauvages, s’installent dans votre cour pour l’hiver et ne refuseraient certainement pas un petit coup de pouce de votre part.

Habitat précieux

Claude Drolet, chargé de projets à Conservation de la nature Canada au Québec, affirme que les feuilles mortes peuvent fournir un précieux habitat d’hivernage à de nombreuses espèces.

« Un grand nombre d’animaux, notamment des crapauds, des grenouilles et certaines espèces de papillons de jour et de nuit ont évolué pour pouvoir passer l’hiver sous un tapis de feuilles, explique-t-il. Ces feuilles constituent une couche isolante qui les protège des grands froids et des fluctuations de la température durant la saison hivernale. »

Un autre avantage de laisser derrière un peu de feuilles est que cela enrichit le sol. Claude Drolet explique qu’en se décomposant, les feuilles se transforment en un paillis naturel qui enrichit le sol et combat les mauvaises herbes.

D’épais tas de feuilles peuvent étouffer la végétation, alors qu’une mince couche peut améliorer la santé des jardins et pelouses.

Carbone dans le sol

Lorsque les feuilles se décomposent, une partie du carbone qu’elles contiennent est emmagasinée dans le sol.

« Même si c’est une très bonne chose que les villes se dotent de programmes de collecte et de compostage des feuilles mortes, nous pouvons tout aussi bien en laisser se décomposer naturellement sur place et contribuer à la santé de nos jardins », explique M. Drolet.

Il n’y a pas que les feuilles qui aident les espèces de votre arrière-cour à traverser la froide saison.

« Les tiges de végétaux et les branches mortes constituent également des habitats pour de nombreux insectes, poursuit M. Drolet. En débarrassant nos terrains et de nos jardins de tout cela, nous privons des espèces indigènes d’habitats vitaux pour traverser l’hiver dans nos communautés. »

« Les oiseaux peuvent aussi profiter de votre jardin pendant la saison froide. En effet, les fruits et les graines qui restent sur les fleurs et les buissons représentent une source d’alimentation d’une grande importance qui permet à de nombreux oiseaux chanteurs, comme les chardonnerets, les geais et les mésanges, de survivre l’hiver. Fournir nourriture et abri à nos oiseaux et insectes indigènes est aussi important en hiver que le reste de l’année. »

Connexion au monde naturel

Aider la nature autour de chez soi et en apprendre plus à son sujet peut aussi contribuer à renforcer notre connexion au monde naturel.

« Un nombre grandissant d’études démontrent que le contact avec le monde naturel est essentiel à la santé et au bien-être, affirme M. Drolet. Nous avons certains des derniers espaces de nature sauvage de la planète, mais pour nombre d’entre nous et nos enfants, établir une relation avec la nature commence à la maison. »

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 2 janvier 2026

Le premier bébé de l'année 2026, au Québec, serait né dans la Capitale-Nationale

Le premier bébé de l'année 2026 au Québec serait né au CHUL du CHU de Québec-Université Laval, à 00 h 02 jeudi. Il s'agit d'une fille nommée Lessy-Ann, pesant 3970 grammes et mesurant 51,5 centimètres, a annoncé l'hôpital situé à Québec. Elle est la première enfant d'Alyson Brown-Tremblay et de Stéphanie Lévesque. Les mères et l'enfant se portent ...

Publié le 2 janvier 2026

Le retour de maladies infectieuses de jadis qui étaient presque disparues au Canada

Syphilis, rougeole, tuberculose: l'année 2025 semble avoir été marquée par une certaine recrudescence de maladies infectieuses qui semblaient reléguées au passé. La directrice nationale de santé publique, la Dre Caroline Quach-Thanh, se dit préoccupée par le recul de la vaccination à l'échelle nationale. «La première chose qu'on va voir quand on ...

Publié le 2 janvier 2026

L'ARC affirme qu'on lui doit plus de 10 milliards $ en prestations liées à la COVID

L’Agence du revenu du Canada (ARC) affirme qu’on lui doit 10,35 milliards $ en prestations liées à la COVID-19. Nina Ioussoupova, porte-parole de l’ARC, a déclaré qu’au 30 novembre, l’agence avait versé 83,5 milliards de dollars en prestations liées à la COVID-19 aux Canadiens, dont 45,3 milliards au titre de la Prestation canadienne d’urgence ...