L'organisme estime qu'il est incomplet
L'APTS dénonce les angles morts du Plan d'action pour l'hébergement de longue durée
« Un plan aux ambitions louables, mais rempli d'angles morts et qui ne donnera pas les résultats escomptés sans l'instauration de mesures concrètes pour prendre en compte les nombreuses catégories de personnes hébergées ni l'utilisation de l'expertise du personnel professionnel et technique ».
C'est en ces mots que Robert Comeau, président de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), a commenté le Plan d'action pour l'hébergement de longue durée 2021-2026 dévoilé cette semaine par la ministre Marguerite Blais.
« Nous avions de grandes attentes pour mieux adapter les milieux d'hébergement aux besoins de toutes les personnes concernées. Cette réforme était très attendue pour le mieux-être des aînés et nous ne voulons pas en diminuer l'importance. Mais force est de constater que ce plan est incomplet et laisse de côté bon nombre de bénéficiaires. Ce n'est pas suffisant de promettre d'y aller au cas par cas. Les besoins particuliers comme ceux des personnes aux prises avec des troubles de santé mentale ou du spectre de l'autisme, des dépendances, ou en situation d'itinérance ne seront pas comblés par les services offerts à l'ensemble des personnes hébergées », dénonce le président de l'APTS.
Manque d'effectif
L'organisation syndicale s'inquiète également des ressources qui seront affectées à la réalisation de ce plan, alors qu'aucun incitatif n'est prévu pour favoriser l'attraction et la rétention de la main-d'œuvre.
« Pour mettre en place une véritable approche adaptée et à l'écoute des besoins, le gouvernement ne peut faire l'économie d'un investissement en ressources professionnelles et en formation. Il doit, surtout, réduire la pression à la performance statistique. Le personnel des centres d'hébergement ne pourra adapter l'offre de services aux besoins de chacun s'il doit remplir des quotas imposés par ses gestionnaires », poursuit Benoit Audet, 3e vice-président de l'APTS.
Selon l'APTS, le gouvernement de François Legault rate encore une occasion de mettre à profit la précieuse expertise des professionnels et des techniciens du réseau de la santé et des services sociaux. Ce sont pourtant ces femmes et ces hommes qui ont les connaissances et l'expérience pour mettre en place une approche de milieu de vie adéquate, non pharmacologique et basée notamment sur la réadaptation.
S'il faut saluer la volonté gouvernementale de renforcer le rôle des préposés aux bénéficiaires, il est étonnant de constater qu'on n'implique pas de façon aussi importante les physiothérapeutes, hygiénistes dentaires, nutritionnistes, travailleuses sociales, techniciennes en loisirs, audiologistes et ergothérapeutes, pour ne nommer que quelques-uns des titres d'emploi qui font une énorme différence pour éviter le déconditionnement des usagers.
« Comment s'expliquer que le personnel professionnel et technique ne soit pas impliqué dans la mise en œuvre de ce plan d'action sur l'hébergement de longue durée? Il faut que le gouvernement Legault élargisse les consultations à l'extérieur des directions du ministère de la Santé et des Services sociaux, qui oublient trop souvent de prendre en compte l'expertise des travailleurs sur le terrain et de consulter leurs représentants », conclut Benoit Audet.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

L'entraînement isométrique pourrait contrôler la tension artérielle
Une ou deux séances d’entraînement isométrique par semaine pourraient assurer le maintien à court terme de baisses de la tension artérielle, selon les conclusions d’une étude publiée en ligne dans la revue BMJ Open Sport & Exercise Medicine. Une seule séance par semaine peut contribuer à préserver des bienfaits significatifs pour la ...
LIRE LA SUITE
La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation
Mercredi, pour la cinquième année consécutive, les Canadiens de tout le pays célébreront la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, en hommage aux survivants des pensionnats autochtones et à ceux qui ne sont jamais rentrés chez eux. À partir du XIXe siècle, plus de 150 000 enfants autochtones du Canada ont été ...
LIRE LA SUITE
Le Bureau de la concurrence enquête sur les politiques de prix annoncé minimal
Le Bureau de la concurrence ouvre une enquête sur l’utilisation des politiques de prix annoncé minimal dans le secteur de l’épicerie. L’autorité de régulation estime que ces politiques peuvent empêcher les détaillants de faire la promotion de leurs prix les plus bas, ce qui risque de priver les consommateurs d'aubaines et de restreindre ...
LIRE LA SUITE