Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Statistique Canada

Les locataires sont moins heureux que les propriétaires

Statistique Canada: les locataires sont moins heureux que les propriétaires
Photo: La Presse Canadienne, 2024
durée

À l’échelle du pays, les locataires ont fait état d’une moins bonne qualité de vie que les propriétaires, selon l’Enquête sociale canadienne (ESC) menée en 2021 et 2022 qui souligne que les jeunes adultes sont plus durement touchés par la crise du logement.

Les personnes vivant dans des logements locatifs sont moins susceptibles d’être satisfaites à l'égard de la vie, elles sont moins enclines à faire état d'un fort sentiment d'appartenance à leur communauté et sont plus susceptibles de déclarer des sentiments de solitude que les propriétaires d’une maison.

Ce sont quelques-unes des conclusions qui ressortent des données publiées lundi par Statistique Canada.

Par exemple, 41,5 % des locataires ont «une grande satisfaction à l’égard de la vie», contre 53,1% pour ceux qui vivent dans une maison qui appartient à un membre du ménage. Un propriétaire sur deux (48,5 %) a un fort sentiment d’appartenance à sa communauté alors que le taux est de 40,7 % chez les locataires.

La pression financière est plus forte sur les locataires

Les frais de logement représentent la plus grande part des dépenses des ménages, et ces coûts augmentent: ils représentaient 31,4 % du budget familial en 2021, comparativement à 29,3 % en 2019.

Les ménages ont donc moins d’argent à consacrer aux autres activités, surtout dans un contexte d’inflation.  

«Au deuxième trimestre de 2023, près de 27 % des ménages ont indiqué avoir de la difficulté ou beaucoup de difficulté à répondre à leurs besoins financiers, comparativement à moins de 19 % à la fin de 2021», indique le document de Statistique Canada.

L'agence fédérale souligne que partout au pays, les locataires se sont heurtés aux taux de logements inoccupés les plus faibles jamais observés (1,5 %) et à un accroissement sans précédent du loyer moyen (+8,0 %) en 2023.

Toujours selon l’enquête, la hausse du prix des logements a fait en sorte que les locataires ont consacré une part plus importante de leur revenu aux frais de logement que ne l'ont fait les propriétaires, «ce qui les expose à une plus forte pression financière lorsque les coûts augmentent».

Les données du Recensement de 2021 montrent que parmi les personnes qui assuraient le soutien de leur ménage, 63 % de celles âgées de 15 à 29 ans étaient locataires, comparativement à la moyenne nationale de 33 %. Une situation qui, selon Statistique Canada, peut rendre ce groupe «plus vulnérable lors de changements brusques sur le marché du logement et de la location».

Les jeunes font état d’une moins bonne qualité de vie

Cette hausse du coût des logements réduit «la capacité des jeunes adultes à atteindre leurs grands objectifs financiers ou à avoir les moyens d'avoir des enfants» et «fait aussi en sorte qu'ils se retrouvent avec moins d'argent pour les activités récréatives», selon Statistique Canada.

Les jeunes adultes canadiens, qui ont plus de difficultés à payer leur loyer que les groupes plus âgés, sont également moins optimistes que dans le passé.

«De 2016 à 2021-2022, les jeunes de 15 à 29 ans se sont plus précisément dits moins satisfaits et moins optimistes à propos de l'avenir que dans les années antérieures, en plus d'être plus susceptibles de se sentir seuls que les Canadiens plus âgés», précise l'enquête.

Les données soulignent que la proportion de jeunes ni en emploi, ni aux études, ni en formation (NEET) a atteint 24 % en avril 2020, pendant la pandémie, soit le taux le plus élevé enregistré en 20 ans.

 Ces niveaux sont cependant revenus à ceux d'avant la pandémie (11 %) en 2022.

«Bien que les jeunes aient fait preuve de résilience pour surmonter les obstacles, ils affichent tout de même des niveaux de pauvreté disproportionnellement élevés, en partie parce que l'emploi pour les personnes de leur groupe d'âge est concentré dans les industries où les salaires moyens sont les plus bas (p. ex. restauration et hébergement); de nombreux diplômés sont également surqualifiés pour l'emploi qu'ils occupent», peut-on lire dans l’enquête de Statistique Canada.

Stéphane Blais, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Un mécanisme pourrait stopper la progression de la SLA
duréeHier 18h00

Un mécanisme pourrait stopper la progression de la SLA

Une équipe de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) a identifié un mécanisme qui pourrait être en mesure de stopper la paralysie de la sclérose latérale amyotrophique, une maladie neurodégénérative parfois mieux connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig. La SLA est surtout connue pour la dégénérescence des neurones ...

Le système d'assurance-emploi est passé dit un rapport de Banques alimentaires Canada
1 juin 2026

Le système d'assurance-emploi est passé dit un rapport de Banques alimentaires Canada

Banques alimentaires Canada affirme que l'assurance-emploi canadienne ne convient plus à la main-d'œuvre actuelle, qui évolue constamment, car de plus en plus de gens occupent des emplois à la tâche ou à temps partiel. Dans son plus récent bulletin sur la pauvreté, l'organisme indique que le marché du travail s'est orienté vers le travail ...

Les employés de Postes Canada s'apprêtent à savoir s'ils ont un nouvel accord
1 juin 2026

Les employés de Postes Canada s'apprêtent à savoir s'ils ont un nouvel accord

Les employés de Postes Canada devraient savoir s'ils ont obtenu un nouvel accord de principe après plus de deux ans de conflit social, le syndicat devant publier lundi les résultats du scrutin. Quelque 55 000 membres du Syndicat canadien des travailleurs et travailleuses des postes ont commencé à voter le 20 avril sur une convention collective ...