Ministre de l'Éducation
Éducation: l'impact des grèves ne sera véritablement connu qu'en 2025, dit Drainville
Ce n'est qu'en 2025 que l'on connaîtra véritablement l'impact qu'ont eu les grèves sur les taux de réussite des élèves, a déclaré mercredi le ministre de l'Éducation, Bernard Drainville.
Il répondait aux questions de la députée libérale Madwa-Nika Cadet sur l'efficacité du plan de rattrapage scolaire à l'occasion de l'étude des crédits budgétaires du ministère de l'Éducation.
Selon les données les plus récentes, près de 500 000 interventions ont été effectuées depuis la fin janvier dans toutes les écoles du Québec. Par exemple, 175 001 élèves ont pu bénéficier de services de tutorat.
Or, il ne faut pas «crier victoire» trop vite, a reconnu le ministre Drainville en commission parlementaire. L'efficacité des mesures d'aide ne pourra être réellement mesurée qu'au début de l'année 2025, selon lui.
Il faudra d'abord prendre acte des résultats aux bulletins, puis voir le nombre d'inscriptions aux cours d'été et enfin, considérer les notes obtenues aux examens ministériels de janvier.
«Lorsque nous arriverons à cette évaluation-là, ce que l'on souhaite, c'est de pouvoir constater que les grèves ont eu un impact le moins pénalisant possible et on pourra à ce moment-là affirmer que le plan de rattrapage a atteint ses résultats», a déclaré M. Drainville.
Les élèves touchés par la grève de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) l'automne dernier ont manqué environ un mois d'école. La grève du Front commun, elle, aura duré huit jours au total.
Caroline Plante, La Presse Canadienne
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