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Changements climatiques

Après les récentes inondations, la CMM demande d'adapter le programme d'indemnisation

durée 12h00
21 août 2024
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Par La Presse Canadienne

Les intempéries de plus en plus intenses et fréquentes, symptôme des changements climatiques, continueront de provoquer d'importants dégâts au Québec, c'est pourquoi le gouvernement doit adapter le Programme général d'assistance financière (PGAF) en cas de sinistre en fonction de cette nouvelle réalité, plaide la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Le PGAF doit notamment couvrir les coûts engendrés par des refoulements d'égout provoqués par des épisodes de pluie diluvienne ou par des infiltrations, a indiqué la CMM dans un communiqué diffusé mardi soir.

Elle donne en exemple le passage récent de la tempête Debby, qui a entraîné en une demi-journée des précipitations de plus de 150 mm d'eau dans la région, voire plus de 180 mm au nord de la région métropolitaine.

«Ces quantités de pluie représentent plus du double des valeurs enregistrées sur 24 heures dans les 20 dernières années», relève la CMM, citant ses experts.

Bien que le premier ministre François Legault a annoncé élargir le PGAF jeudi dernier, pour indemniser davantage de sinistrés de Debby, la CMM estime que les critères de cet élargissement demeurent «flous ou inadaptés». L'organisme indique notamment que le site Internet gouvernemental où les modalités du programme sont détaillées indique encore que les refoulements d'égout sont exclus.

Ces renseignements contradictoires, la complexité du processus et le stress engendré par la situation ont incité des citoyens à se tourner vers leurs élus municipaux pour obtenir de l'aide.

«Le téléphone sonne et les courriels entrent: nos citoyens sont confus et découragés. Ils ne savent plus quoi faire ni à qui s’adresser, a témoigné Denis Martin, maire de Deux-Montagnes. Plusieurs avaient de l'espoir après l’annonce de M. Legault la semaine dernière, mais rapidement, en entreprenant des démarches, le doute s’installe, parce que l’information qu’ils reçoivent est contradictoire. S’il vous plaît, clarifions tout ça pour ne pas les laisser dans l’incertitude. C’est la dernière chose dont ils ont besoin en ce moment.»

La situation n'ira pas en s'améliorant, prévient également la CMM. Même si les villes tentent d'améliorer leurs infrastructures, elles ne pourront pas le faire assez rapidement pour éviter d'autres débordements engendrés par des conditions météorologiques extrêmes.

«Depuis plusieurs années, nous investissons massivement pour renforcer nos infrastructures municipales, avec près de 55 millions de dollars dédiés cette année à l'amélioration des réseaux d'aqueduc et d'égout. Malgré ces efforts, aucune infrastructure n’aurait pu contenir un tel déluge», a concédé Stéphane Boyer, maire de Laval.

«Ce que nous vivons aujourd'hui est malheureusement un avant-goût des défis accrus que les changements climatiques nous imposeront à l'avenir, et nous devons agir en conséquence», a-t-il ajouté.

«Certains (citoyens) ont tout perdu et ont besoin d’aide pour se reconstruire. Et il faut malheureusement s’attendre à ce que ce genre de situation se reproduise avec l’impact grandissant des changements climatiques», a renchéri le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay.

Marie-Ève Martel, La Presse Canadienne

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