«La protection solaire est une mesure essentielle»
L'Ordre des chimistes s'inquiète de la désinformation sur la crème solaire
La crème solaire est «sûre et efficace» lorsqu'elle est utilisée correctement, réitère l'Ordre des chimistes du Québec, au moment où des «informations erronées et mensongères» sont propagées à ce sujet sur les réseaux sociaux.
Dans un communiqué publié mercredi, l'Ordre des chimistes se désole de voir que des influenceurs prétendent que les ingrédients contenus dans la crème solaire sont nocifs pour la peau. À son avis, de tels propos «dénués de fondements scientifiques» peuvent mettre en danger la santé publique.
Le président de l'Ordre des chimistes, Michel Alsayegh, rappelle que les crèmes solaires sont conçues pour protéger la peau des effets nocifs des rayons ultraviolets (UV) du soleil et que les recherches scientifiques démontrent l'efficacité et la sécurité de ces produits lorsqu'ils sont utilisés conformément aux instructions.
Selon lui, «il est inquiétant de voir des pseudo-experts inciter la population à renoncer à la protection solaire, augmentant ainsi les risques de cancer de la peau et d'autres dommages causés par les rayons UV».
De nombreuses vidéos circulent sur les réseaux sociaux dans lesquelles des influenceurs soutiennent que la crème solaire peut causer des éruptions cutanées, faire «vieillir» la peau et même provoquer un cancer. Ce mouvement a entraîné une levée de boucliers de plusieurs experts de partout au Canada et aux États-Unis.
L'Ordre des chimistes du Québec soulève que même si les influenceurs possèdent une large audience, ils ne disposent «généralement pas l'expertise scientifique nécessaire pour évaluer les produits chimiques et leur sécurité».
«La protection solaire est une mesure essentielle pour prévenir les dommages cutanés et les cancers de la peau. Les produits de protection solaire, lorsqu'ils sont utilisés correctement, sont sûrs et efficaces», confirme l'Ordre.
M. Alsayegh appelle les influenceurs à mesurer les conséquences des propos qu'ils tiennent sur les réseaux sociaux, puisque «partager des informations non vérifiées peut avoir des conséquences importantes sur la santé publique».
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